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September 29 Nouveau plan de sauvetage du secteur bancaire AméricainLe Congrès américain s'est mis d'accord sur l'adoption d'un plan de sauvetage du secteur bancaire à hauteur de 700 milliards de dollars.
Si un accord est acquis par les commissions du Budget, il doit maintenant être soumis à l'examen et au vote de la Chambre des représentants et du Sénat. Judd Gregg, élu républicain estime que le plan pourrait être voté dès ce lundi. Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants espère que la chambre basse votera lundi et pense que l'examen par la chambre haute du Congrès aura lieu «au plus tôt mercredi".
Les leaders parlementaires démocrates et républicains ont présenté les grandes lignes du projet issu de plusieurs jours de discussions, de longues négociations au Capitole.
L'accord bipartite propose :
Un versement des fonds en plusieurs étapes.
Le texte impose :
Un comité de surveillance, comprenant notamment le président de la Réserve fédérale, supervisera l'application du plan, dont la gestion sera regardée à la loupe par les commissions du Congrès et un inspecteur général indépendant.
On le voit, le nouveau plan prévoit un "examen en profondeur des actions du secrétaire au Trésor". Il modifie des parties essentielles du plan de sauvetage initialement proposé par G.Bush et P.Paulson. Les parlementaires républicains et démocrates entendent contrôler très strictement la gestion, l'utilisation des fonds qui vont être débloqués. Pas question de « chèque en blanc » ni de « pleins pouvoirs » !
Les spécialistes des marchés monétaires son partagés. Certains pensent que l'aide « va soulager Wall Street dans le très court terme mais que l'économie américaine restera mise à l'épreuve » d'autres pensent que les entreprises les plus saines sont sauvées et que celle qui ont « joué avec le feu » vont devoir « payer les conséquences de leurs actes » et que « l'économie américaine va sortir de cette crise assainie et débarrassée de ses faucons ».
Barack Obama a indiqué qu'il faudrait "se souvenir comment nous en sommes arrivés là".
Ce que son rival républicain John McCain a également traduit par un "Chacun d'entre nous devra avaler la pilule et faire avec", a-t-il dit à la chaîne ABC. "L'option de ne rien faire n'est tout simplement pas acceptable." September 28 Le plan Paulson piétineIl faut bien constater qu'entre le chantage international à la délocalisation, pour casser le prix du travail, exercé par les chefs de grosses entreprises, et le chantage actuel des leaders financiers qui casseraient l'outil de travail si on ne les secourait pas, les gouvernements des pays "riches" sont coincés. Mais cela n'est pas nouveau. Quand en plus, comme aux USA, ces gouvernants proposent aux représentants de la Nation, des plans de sauvetage qui leur donneraient les pleins pouvoir, alors que depuis 10 ans, par manque de prévisionnel, de réactivité, ils ont largement démontré que les pouvoirs qu'ils avaient déjà, ils ne les utilisaient pas à bon escient, il ne faut pas s'étonner que le scepticisme l'emporte ! Outre le fait que la précipitation dans les décisions demandée par G.Bush pour obtenir l'acceptation du plan Paulson* ne convient pas à une prise de décision collective démocratique, je pense que bon nombre de représentants de la Nation américaine n'ont pas oublié les implications de la famille Bush dans l'affaire de la BCCI... Qu'il s'affole ainsi et propose, par l'intermédiaire du secrétaire du Trésor, un plan qui lui permettrait de sélectionner "qui on aide, comment on l'aide, de combien d'argent on les gratifie», tout cela sans aucun contrôle ni possibilité de recours juridique, est pour le moins suspect. G.Bush se met ainsi à dos ses alliés "naturels" ultra libéraux et s'affaiblit vis à vis de ses opposants... Une lecture attentive du plan Paulson initial montre bien que le but principal était d'obtenir les "pleins pouvoirs" pour gérer cette crise et l'argent qui va avec. SEULES les sections 2 et 5 portant sur les pouvoirs et les droits du secrétaire du Trésor (nommé par le Président) sont détaillées : les décisions prises, que ce soit en matière de choix d'entreprises sous- traitantes, d'emplois de salariés, de montants alloués, devaient échapper à tout contrôle et à tout procès éventuels. Ce plan était un excellent moyen pour le secrétaire du trésor , et ses amis politiques de privilégier des alliés de longue date, de se faire de nouveaux alliés et de couler des adversaires...même en cas d'élection de leurs adversaires politiques ! Lorsqu'on suit l'avancé des travaux chez las parlementaires, on note aussi que les représentants Républicains :
Bref, contrairement à ce qui se dit dans la presse française (mais pas dans la presse américaine), les accords sur le plan Paulson, aujourd'hui à 15h48, sont loin d'être finalisés. Il reste encore une douzaine de points clé qui font l'objet de négociations dures. Notamment sur les compensations financières pour les contribuables, les montants et les critères de sélections des entreprises qui seront aidées, les montants de l'endettement des institutions financières touchées par la crise, la durée du plan...les points que justement G.Bush espérait qu'on n'aborderait pas ;-) Au delà de cette sombre manœuvre, il est intéressant d'observer que les parlementaires des Etats Unis sont nettement plus réactifs et spécialisé en économie que nos parlementaires français, qui, sans discuter, ont validé le budget catastrophique que le gouvernement leur a présenté ! Il est aussi intéressant de noter que F.Fillon et le Président de la République, alors qu'ils n'agissent, depuis un an et demi qu'en cassant la cohésion nationale, en montant systématiquement certaines couches de population les unes contre les autres, fassent un appel à l'unité nationale et manient, avec la délicatesse d'éléphants dans un magasin de porcelaine, la crainte/menace des pertes d'emploi pour obtenir le soutien des plus démunis au plus riches ! Il y a dans tout ceci un côté dérisoire qui illustre bien l'impuissance du politique à régler des problèmes qui le dépasse dés lors qu'il a décidé de laisser faire… Ceci dit je partage l'opinion de nombreux analystes politiques et d'internautes, sur le point que le « Capitalisme » n'a su, de tout temps, faire qu'une seule et unique chose pour se sortir du pétrin dans lequel il se fourrait : la guerre ! L'appel de F.Fillon ne serait alors qu'une forme de sondage, de préparation mentale, de message subliminal qui viserait à préparer les esprits à l'imminence d'un conflit mondial…Brrrrrrrrrrrrrrr !
*texte téléchargeable sur le site de Fox news September 25 La faute au système !François Bayrou, dans un entretien consacré au journal Les Echos, jeudi 25 septembre 2008, a jugé "simpliste" les propos de Nicolas Sarkozy, à New York. Notamment lorsqu'il a émis l'idée de sanctions contre les responsables de la crise financière. "La crise n'est pas la faute de quelques individus, elle est la responsabilité d'un système." a déclaré F.Bayrou "En outre, selon moi, cette invocation de l'existence de « coupables » et l'appel à la punition a un côté simpliste : la crise n'est pas la faute de quelques individus, elle est la responsabilité d'un système. Et ce système, c'est celui-là même que Nicolas Sarkozy a proposé comme modèle à la France. Quand il a vanté le « modèle américain », ce n'était pas autre chose que ce qui est en crise aujourd'hui, c'est-à-dire un projet de société qui accepte et même recherche la croissance des inégalités comme moteur de la société et qui fait de l'inventivité financière sans lien avec la réalité économique son enfant chéri. Ce ne sont pas les dérives du modèle qui posent problème. C'est le modèle lui-même qui est en cause." Ah le système responsable ! ben écoutez, les propos de F.Bayrou sont carrément...simpliste !
Un système ne peut être fautif, responsable. On peut y constater des dysfonctionnements, mais ceux ci sont toujours générés par les acteurs du système ! Seule une personne physique ou morale peut être responsable, au sens juridique et moral du terme ! Le système étant par définition :
Seuls les acteurs du système peuvent être responsables. Ils sont responsables "des processus d'organisation qui se déploient dans des champs d'action les plus divers et qui permettent de structurer, de stabiliser et de réguler les rapports entre un ensemble d'acteurs individuels et/ou institutionnels liés par des interdépendances stratégiques autour de problèmes ou d'intérêts communs." "Une organisation, phénomène sociologique, est toujours un construit social, qui existe et se transforme seulement si d'une part elle peut s'appuyer sur des jeux permettant d'intégrer les stratégies de ses participants et si d'autre part elle assure à ceux-ci leur autonomie d'agents libres et coopératifs. L'acteur est donc engagé dans un système d'action concret et doit "découvrir, avec la marge de liberté dont il dispose, sa véritable responsabilité" (p. 388). http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/crozier_fried.html Alors certes, Nicolas Sarkozy, en appliquant le système à la lettre, avec l'appui total de ses ministres et parlementaires, est totalement responsable des résultats que le système, qu'il met en oeuvre, vont donner. De même que les banquiers, traders, financiers qui ont perdus le sens des réalités et sont à l'origine des pertes financières actuelles sont, juridiquement et moralement, responsables de leurs actes vis à vis de ceux auxquels ils ont généré un préjudice responsables des conséquences que cela aura sur l'économie globale de milliers d'entreprises et personnes ! Cette "cavalerie financière » , que nous découvrons actuellement, ne c'est pas faite par l'opération du St Esprit! Ce sont des hommes et des femmes qui l'ont organisée et très souvent en ont profité au détriment d'autres femmes et hommes...Un des principes universel de droit est la punition des fautes, leur réparation par ceux qui les ont commises ou laisser se perpétrer...et, à part en des temps anciens ou l'on noyait des oies, sous prétexte de sorcellerie, nous avons tous évolué et les notions de personnes physiques et morales sont venu nettoyer l'obscurantisme de certains cerveaux! Ce n'est certainement pas pour qu'on en vienne à accuser le système de toutes les responsabilités ! J'avais déjà pu apprécier, lors de l'affaire Tapie, le sens particulier que F.Bayrou donnait à la responsabilité des banquiers...mais là, je crois sincèrement que son envie de systématiquement s'opposer à N.Sarkozy lui a fait perdre l'esprit ;-). Je ne croyais pas trop à son rapprochement avec la gauche, je n'y crois toujours pas, mais je suis forcé de constater la similitude entre son "discours" et celui de certains "éléphants" lors de l'affaire du sang contaminé ! Ce n'est pas nous, c'est le système...ben voyons ! Ceci dit, je ne crois pas un seul instant que N.Sarkozy et ses collègues puissent mettre en place un quelconque système de contrôle du secteur financier mondial...cela demanderait une mise à plat totale de tout le système financier, des circuits de circulation de l'argent, y compris des paradis fiscaux qui accueillent à bras ouverts les comptes off-shore. Par contre punir les responsables, c'est tout à fait faisable...suffit d'y mettre les moyens...je suis même sur qu'il y aura e nombreux bénévoles pour seconder les enquêteurs ! §§§ Lire: L'Acteur et le Système (en collaboration avec Erhard Friedberg), Paris, Le Seuil, 1977, (Actors and Systems) September 23 Prolongation de l'intervention des forces armées en AfghanistanScrutin public sur l'autorisation de la prolongation de l'intervention des forces armées en Afghanistan (application de l'article 35 de la Constitution) Analyse du scrutin n° 195 - Séance du 22/09/2008 A vous de juger et de vous souvenir le moment venu ! Nombre de votants : 563 Nombre de suffrages exprimés : 553 Majorité absolue : 277 Pour l'adoption : 343 Contre : 210 L'Assemblée nationale a adopté Les pour: GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (317) Pour : 308 MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean-Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean-Claude Beaulieu, Pierre Bédier, Jacques Alain Bénisti, Jean-Louis Bernard, Marc Bernier, Jean-Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean-Yves Bony, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Hervé de Charette, Jean-Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Patrice Debray, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean-Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, Jean-Pierre Dupont, Mme Marie-Hélène des Esgaulx, MM. Christian Estrosi, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean-Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Mme Fabienne Labrette-Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Claude Lenoir, Jean-Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Lionnel Luca, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland-Militello, MM. Franck Marlin, Philippe-Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Gérard Millet, Mme Marie-Anne Montchamp, MM. Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Jean-Frédéric Poisson, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Didier Robert, Camille de Rocca Serra, Mme Marie-Josée Roig, M. Jean-Marie Rolland, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mme Isabelle Vasseur, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie-Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller. GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204) Pour: 8 M. Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Marc Goua, Jérôme Lambert, Jean Michel, Mmes Dominique Orliac, Sylvia Pinel et M. Jean-Claude Viollet. GROUPE NOUVEAU CENTRE (23) Pour : 23 MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Raymond Durand, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Christophe Lagarde, Mme Colette Le Moal, MM. Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier. DEPUTES NON INSCRITS (8) Pour : 4 MM. Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Mme Françoise Briand et M. François-Xavier Villain. Les contre: GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Contre : 2 MM. Lucien Degauchy et Alain Ferry. GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE Contre : 183 Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, Marc Dolez, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM. Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, M. Hervé Feron, Mme Geneviève Fioraso, M. Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Jean-Patrick Gille, Joël Giraud, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Mme Pascale Got, M. Jean Grellier, Mme Elisabeth Guigou, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mme Sandrine Hurel, M. Christian Hutin, Mme Monique Iborra, M. Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Eric Jalton, Serge Janquin, Régis Juanico, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, M. Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. François Lamy, Jack Lang, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Kléber Mesquida, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Mme George Pau-Langevin, MM. Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Mme Catherine Quéré, MM. Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, MM. Alain Rodet, Marcel Rogemont, Bernard Roman, René Rouquet, Alain Rousset, Patrick Roy, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jean-Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, André Vallini, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, André Vézinhet, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé et Philippe Vuilque. GROUPE GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (24) Contre : 24 Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Yves Cochet, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Noël Mamère, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, François de Rugy, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès. DEPUTES NON INSCRITS Contre : 1 M. Nicolas Dupont-Aignan.
Les abstentionnistes : GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE Abstention : 5 MM. Gérard Charasse, Albert Likuvalu, Mmes Jeanny Marc, Marisol Touraine et M. Manuel Valls. DEPUTES NON INSCRITS Abstention : 2 Mme Véronique Besse et M. Dominique Souchet. GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE Abstention : 3 MM. Jean-Philippe Maurer, Jacques Myard et Mme Catherine Vautrin. Non-votant : 1 M. Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale). MISE AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN (N° 195) (Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale) Mme Catherine Vautrin, qui était présente au moment du scrutin ou qui avait délégué son droit de vote a fait savoir qu'elle avait voulu voter "pour"
Source: Site de l'Assemblée Nationale http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0195.asp September 21 La réémergence de l’archaïsme politique en Europe : Vers un test françaisJ'ai relu, en rangeant mes dossiers, ce texte de Franck Biancheri, qui est d'une pertinence extrême : « Nous Européens avons été au XX° siècle, d'Est en Ouest de notre continent, les acteurs de terribles tragédies historiques commises au nom de la modernité alors qu'elles n'étaient en fait que l'expression contemporaine de l'archaïsme le plus ancestral. Répression, brutalité, mensonge, manipulation, extermination, conflit, division, terreur, arbitraire, ... se sont habillés des plus beaux atours, d'abord camouflées sous des termes en apparence anodins ou positifs comme sécurité, modernisation, sincérité, vérité, protection, progrès, libération, identité, efficacité, ... jusqu'à ce que leur vraie nature se révèle : cet étrange mélange de folies individuelles et collective. Hitler, Staline, Franco, Pétain, Mussolini, et quelques autres en ont été les figures de proue, tandis que les peuples s'embarquaient divisés, avec ferveur ou au contraire avec effroi, dans l'aventure que la folie de ces chefs avait programmée. Cet archaïsme ressurgit partout actuellement en Europe, et la France est loin de faire exception. Comme l'avait écrit en 1998 Europe 2020 dans son fameux scénario intitulé « UE 2009 : quand les petits-fils d'Hitler, Franco, Pétain, Mussolini et Staline prendront le pouvoir », plus nous nous éloignons de 1945, plus les archaïsmes qui avaient dominé la période précédente reprennent du « poil de la bête ». Et ne nous y trompons pas : quand l'époque est mûre, l'apparence de l'archaïsme le plus dangereux est toujours celle de la modernité la plus contemporaine. Ne cherchez donc pas les hommes en uniforme friands de défilés militaires (ils viendront plus tard), mais surveillez bien les discours gestionnaires ronflant d'efficacité, les « valeurs » portées en bandoulière, le recours à la « science » pour légitimer les convictions morales, les rengaines d'histoires à faire peur à l' « honnête citoyen », et les prétentions à protéger tout le monde de tous les dangers. Ces « archaïques » en costume moderne ne sont certes pas toujours faciles à débusquer car ils sont toujours le fruit d'une époque où ces thèmes font florès. Mais si l'on ouvre bien les yeux, on les identifie rapidement car ils sont toujours à la manœuvre dans la même direction : diviser, contraindre, empêcher, effrayer, ... . Faisons ainsi un petit tour des formes que peut prendre cet archaïsme européen en pleine résurrection. L'archaïsme, c'est notamment quand la figure du chef, sa volonté, sa folie éclipsent l'esprit, l'aptitude à réfléchir, le sens du discernement du citoyen qui éteint ses inquiétudes et se persuade que le « chef » ne mettra en œuvre de son programme annoncé, que ce qui est « bien » et qu'il laissera tomber ce qui est « mal », que « ces éléments négatifs ne sont ajoutés au discours que pour permettre au chef la conquête du pouvoir, pour qu'il séduise les autres, ces incultes et ces idiots dont il a besoin pour obtenir sa majorité ». C'est ce que pense le citoyen « raisonnable » qu'emporte l'émotionnel et la quête du chef, convaincu qu'il est que l'inculte, le myope, l'idiot, le manipulé, c'est forcément l'Autre… La suite à lire ici : http://www.europe2020.org/spip.php?article468&lang=fr September 18 Tri sélectifJ'apprends, ce jour, que le maire actuel de Maisons-Laffitte et son conseil municipal (auquel participent des élus socialistes et des élus modems) ont fait passer un arrêté qui interdit : Les rassemblements, les jeux de ballons, les états d'ivresse, sur les avenues, les places et les pelouses des parcs de la ville. Un tel arrêté ne porterait pas à conséquence si, renseignement pris, il n'apparaissait pas que l'exécution de cet arrêté se fasse de manière discriminatoire. Les agents de police Municipale arrêtent surtout les jeunes garçons, ou les gens de couleur. Les vieillards, les amis ou les familles, les groupes de pétanque, voire les réunions de politiques et de citoyens ne sont jamais dispersées. Bref après 2 emails à tous les responsables politiques de cette ville, pour demander la suppression de cet arrêté liberticide, personne, parmi les élus de droite à gauche comme au centre, n'a daigné répondre. C'est un grave manquement à la démocratie locale ! Ces élus qui ne répondent même pas à leurs concitoyens espèrent sans doute qu'en ne répondant pas, ces derniers, vont "laisser tomber". La presse locale a évidemment été avertie...mais fait silence sur cette discrimination évidente. Dans combien de communes de tels arrêtés, qui visent particulièrement les SDF et les jeunes gens, sont-ils pris au mépris de notre Constitution et sous le prétexte fallacieux de la sécurité ? N'y a-t-il pas des solutions "autres" que l'exclusion, la discrimination ? Dans combien de communes, les élus, ceux qui nous représentent se ferment totalement au débat avec leurs concitoyens, une fois leur mandat en poche ? Sont-ils trop occupés par les multiples mandats qu'ils cumulent allégrement pour se pencher dignement sur une réponse pertinente aux questions de ceux qui les ont élus ? Un maire dénonce les privilèges du SénatUn maire dénonce les privilèges du Sénat “en marge des règles de droit commun de la République”Publié le 17 septembre 2008 Ecrit par Werner dans Actualités, TousGilles Nicolas, 53 ans, maire de Chevaigné dans l’Ille-et-Vilaine avait bien annoncé la couleur lors des élections municipales : “Les candidats de cette liste proposent à leurs concitoyens une autre façon de faire de la politique.” Ce maire revendique “une sensibilité de gauche” mais il n’appartient à aucun parti. Depuis son élection, il est intervenu notamment contre le cumul des mandats et sur le montant des indemnités de “Rennes Métropole”. Actuellement, ce maire risque une suspension par la préfecture.
Le conseil municipal vote une motion demandant la suppression du Sénat !
“Le problème est simple. A Chevaigné, quand le conseil municipal doit prendre une décision, on se pose toujours la question des tenants et des aboutissants. En l’occurrence, on s’est interrogé sur l’utilité du Sénat et sur son efficacité dans les institutions. … ”.
Cette motion a été voté par une très large majorité du conseil municipal. Par la suite, la maire a refusé de désigner les délégués pour l’élection sénatoriale. On apprend aujourd’hui par Libération qu’il est menacé de suspension par la préfecture. Il dénonce une manœuvre d’intimidation «inadmissible». La suite: http://wernerb.free.fr/?p=839#more-839 September 14 Pensées paranoïaquesIl n'est pas rare, de nos jours, lorsqu'on prend part à une discussion, que ce soit dans le cadre amical où au travail, lorsqu'on fait part de nos doutes, de se faire traiter de «parano».
Il n'est rare, dont plus, de lire sous la plume de journalistes, d'écrivains, de philosophes, surtout lorsqu'on émet un avis contraire à la version officielle qu'ils défendent, qu'il s'agit là de délire d'illuminés(1) ou de délire de « parano »(2).
Qu'il serait bon de faire remarquer à tous ceux qui ont la fâcheuse habitude d'employer le mot paranoïaque et ses dérivés, pour faire taire leurs contradicteurs, qu'il y a un fossé immense entre émettre des doutes, être sceptique et tenir des propos paranoïaques.
En psychosociologie, la paranoïa de masse n'est pas reconnue. La paranoïa est une maladie. Elle s'attaque à type de personnalité extrêmement précis.
« Cette personnalité se caractérise par une surestimation de soi, un orgueil anormalement développé, une grande difficulté à remettre en cause ses jugements ou son raisonnement, une absence d'autocritique, un autoritarisme, une grande susceptibilité associée à une méfiance avec parfois agressivité. »(3)
La différence entre quelqu'un qui émet des doutes, qui est sceptique, et un paranoïaque, c'est que les deux premiers peuvent, avec des preuves fondées à l'appui, devant un raisonnement logique, cohérent, remettre en cause leur jugement ou leur raisonnement. Ce qu'un paranoïaque ne fera en aucun cas !
On peut donc légitimement penser que ceux qui, à court d'arguments, faute de preuves, concluent en s'étonnant que vous ne leur fassiez pas confiance et que vous cette paranoïa que, le sont bien davantage que vous…puisqu'incapable de remettre en cause leur jugement, de supporter la critique et ayant établi une fois pour toutes que seules leurs preuves sont recevables.
Cependant, ce type de réflexion, asséné plus ou moins gentiment, peut s'avérer être perturbantes pour l'individu. C'est pourquoi des chercheurs anglais* se sont penchés sur les pensées paranoïaques et ont ainsi pu donner quelques éléments qui permettent de détecter ce type de pensées, afin de garder la tête froide.
Je vous livre ici la traduction, que j'ai faite, de quelques passages de leur travail…en espérant que vous ne vous laisserez plus jamais traités de « parano » ou que vous ne penserez plus l'être parce que quelqu'un vous l'a dit !
§§§
Quels sont les pensées paranoïaques ?
« Les pensées paranoïaques sont souvent suscitées par des évènements ambigus, comme des gens regardant dans votre direction, ou un rire entendu dans une pièce.
Nous aurions pu appeler cette section : Quelles sont les craintes des autres ?
Nous aurions pu également l'intitulé : Quels sont les sentiments paranoïaques ?
Ou bien : quels sont les croyances de persécution ?
Les sentiments mentionnés dans le présent article peuvent passer par une grande variété de nom.
Ce que nous entendons par « pensée paranoïaques» :
Normalement, ces craintes s'alimentent de certains éléments : Un auteur, un type de menace, une raison.
Nous pouvons suspecter absolument n'importe qui de vouloir nous nuire : un voisin, un étranger, un collègue de travail ou un membre de la famille. Parfois, ce peut être une organisation gouvernementale ou religieuse. Parfois des inconnus. Le type de dommages qui peuvent survenir varie aussi. Mais généralement, on craint des dommages physiques, psychologiques, sociaux ou financiers.
Pourquoi pense-t-on que d'autres veulent nous nuire ?
Parce qu'il y a parfois en nous un sentiment d'être tout simplement une victime. Parce que nous pensons que nous sommes une « personne à risque », en raison de qui nous sommes, et parfois parce que nous pensons que la menace est provoquée par quelque chose que nous avons fait.
Quels sont les pensées paranoïaques ?
Il est rare de passer sa vie sans avoir une pensée paranoïaque.
Dans un récent sondage*, 70 % des personnes ont déclaré qu'elles avaient eut, à un moment donné, le sentiment que des gens tentaient délibérément de les perturber.
Dans une autre étude :
Mais combien de gens ont souvent de telles pensées ?
L'institut a récemment mené un sondage, à partir d'un questionnaire (en annexe) distribué à 1200 personnes, afin que de déterminer combien d'entre elles ont régulièrement de telles pensées.
Voici quelques découvertes issues de ce sondage :
Quels sont les causes des pensées paranoïaques ?
La recherche a identifié cinq principaux facteurs impliqués dans l'apparition des pensées paranoïaques.
Ces facteurs sont très banals. Nous en avons tous connus, dans notre vie, au moins l'un d'entre eux.
Ce qui est important c'est la façon dont ils se combinent. Les pensées paranoïaques sont causées par une combinaison de certains ou de l'ensemble de ses cinq facteurs :
Ainsi, lorsque nous sommes stressés que les choses ne vont pas très bien, ou que nous le souhaitons, nous pouvons devenir anxieux et interpréter ce que nous ressentons en termes de menaces émanant d'autres personnes, sans vraiment mettre en balance les preuves et considérer des explications alternatives.
Comment savoir si nos suspicions sont justifiées ? Comment pouvons-nous dire si nos craintes sont justifiées ou non ?
Ce n'est pas toujours facile.
Si vous avez du mal à décider si vos pensées paranoïaques sont justifiées, posez-vous les questions suivantes :
Il n'existe pas de secret permettant de déterminer avec certitude si un souci irréaliste. Mais en se posant les questions ci-dessus, on peut déterminer si la suspicion et justifiée ou non.
La probabilité que vos craintes soient irréalistes et fortes:
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Daniel Freeman: http://www.iop.kcl.ac.uk/apps/paranoidthoughts/default.html
Institut de psychiatrie du King's College de Londre: http://www.kcl.ac.uk/news/news_details.php?news_id=763&year=2008
§§§
*South London Institute of Psychiatrie
Les items du sondage© :
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1) La Foire aux 'Illuminés' Pierre-André Taguieff (Mille et Une Nuits).
2) Article de Gilbert Charles, 'Les paranos du complot,'L'Express du 01/12/2005
Pour se désintoxiquer et ne pas mourir idiot !Si vous voulez aborder « l'affaire » Tapie en toute sérénité et approfondir quelques notions de droits sans vous prendre la tête, je vous conseille la lecture du blog que le professeur Hervé Causse tient uniquement sur l'étude juridique de cette « affaire ».
Vous y lirais toute l'analyse du dossier dans un langage clair et TOTALEMENT apolitique !
La froideur de l'analyse « en droit » est parfois bénéfique lorsqu'on lit les affirmations de certains de nos élus et les propos des centaines de commentateurs sur les différents sites internet des médias !
Hervé Causse est Professeur de Faculté, juriste, Avocat.
Sa thèse portait sur le droit bancaire et financier. Elle a été publiée en 1993 et à reçu le prix de la Bourse de Paris 1992, Litec 1993
Il tient également un blog d'actualité juridique :
A relire également, ce que j'ai fait cet été, le livre d'André Bercoff, publié en 1998 chez Lafond.
Tous les faits relatés dans ce livre sont désormais avérés !
A écouter également sa définition du journalisme, un petit bijou :
Il est également, sous le pseudonyme de Catherine Médicis le co-auteur, avec Corinne Lepage, de deux pamphlets pour l'élection présidentielle française de 2007 :
"J'arrive" et "On efface tout et on recommence"…C'était le bon temps…on y croyait….
Ainsi parlait Sarkozy :
« La quête de spiritualité n'est pas un danger pour la démocratie, et n'est pas un danger pour la laïcité… La spiritualité est la philosophie de la vie et ne concerne pas la politique par exemple. La spiritualité est à la fois idée sur la vie et expérience de la vie: c'est entre autre la méditation. Elle implique la connaissance de soi et du monde, elle demande donc une introspection, une recherche sur soi-même par soi- même et à l'intérieur de nous-mêmes. Et elle implique de développer les sensations pour penser la vie autrement, elle développe notre propre subjectivité du monde, elle ne cherche pas à généraliser la pensée car elle rend chaque être unique, le lien qui sépare l'être vivant à l'énergie globale/collective est authentique, chacun vit cette relation différemment, parce qu'elle est particulière à la personne et parce que cette personne a un regard différent d'une autre. » En réponse, Badinter a dit hier soir que "laïcité" n'avait pas besoin de qualificatif. Des propos que le patron du PS, François Hollande, a repris : "Il n'y a pas de laïcité positive ou négative, ouverte ou fermée, tolérante ou intolérante. Il y a la laïcité. C'est un principe républicain", a-t-il déclaré samedi en marge de la Fête de l'Humanité. F. Hollande a également demandé au président de ne pas "s'écarter de son rôle" et de "ne pas confondre ses croyances personnelles, respectables, avec sa responsabilité qui est de permettre l'égalité de tous, la liberté de chacun" et d'empêcher la "confusion entre l'espace du religieux et l'espace de la République". "En tant que personne, il a le droit d'avoir ses convictions, ses pratiques, ses formules, mais en tant que président de la République, il doit être le garant de quelque chose qui est fondamental aussi pour la cohésion de ce pays et la capacité de vivre tous ensemble dans de bonnes conditions", a renchéri, à ses côtés, Cécile Duflot. "Je suis contre le mélange des genres entre l'Etat et la religion", a déclaré pour sa part à l'AFP François Bayrou Le député Frédéric Lefebvre, un des trois porte-parole de l'UMP, a répliqué en accusant M. Hollande et le PS de faire preuve "d'intolérance", de "dénigrement" et "d'insulter tous les chrétiens de France". "Les vieux +laïcards+ de la IIIe République doivent laisser place à une laïcité de notre temps", a ajouté M. Lefebvre en dénonçant aussi "l'incohérence" de François Bayrou qui, "lorsqu'il était député européen, défendait les racines chrétiennes de l'Europe, y faisant référence dans chacun de ses discours". Voilà ce qu'en disent nos politiques. Je rejoindrais les premiers car pour moi :
Pouvons-nous laisser les choix personnels de N. Sarkozy influencer une des règles de vie les plus sensibles de ce qui constitue l'unité des Français ? Comment pouvons nous faire pour qu'il ne détruise pas les fondamentaux de la République alors qu'il est chargé de les protéger ? September 10 URGENCE HAITI« Implantée à Bordeaux, l'ONG Pharmaciens sans Frontières (PSF), qui travaille depuis 2004 avec la population haïtienne, lance un appel aux dons, après la destruction totale de son principal entrepôt situé dans la ville de Gonaïve, la plus touchée par les inondations. « Quelle est la situation actuellement là-bas, quels sont les risques majeurs et les besoins immédiats ? Près de 70% de la population est privée d'eau potable et de nourriture. Des épidémies risquent de se déclencher et les besoins sont énormes. La première urgence est évidemment de remplacer le stock de médicaments, mais il faut également mettre à disposition des moyens logistiques pour le personnel. Nous craignons une recrudescence de toutes les maladies liées à l'eau : le choléra, les maladies diarrhéiques. Mais aussi un problème de famine. Les premières alertes sont apparues dès le mois de mars, avec l'augmentation catastrophique du prix des matières premières, dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1 dollar par jour. Désormais, les rizières sont détruites, les champs inondés, tout est dévasté. Il ne suffit donc pas de sauver les gens, mais aussi de leur donner les moyens ensuite de continuer à vivre. » la suite : http://www.libebordeaux.fr/libe/2008/09/98-de-nos-stock.html Les dernières nouvelles par Sophie : « ...Enfin un peu de répit, après deux jours de pluie et de vent un bout de ciel bleu est apparu ce matin. L'eau qui avait atteint par endroit 4m de haut se retire laissant peu à peu place à 1 mètre de boue et de gravât. Les personnes prisonnières de leur maison ou de leur toit fuient le centre ville. Depuis ce matin, un flot continu de personnes marchent en direction du nord sur le quartier de Gatterau transportant avec eux ce qu'ils ont pu sauver. La sécurité civile évacue les habitants du centre vers les zones sécurisées plus de 20 000 personnes. . Les dégâts sont important, on raconte que plusieurs personnes perchés sur leur toit sont décédés depuis hier, les blessés se compte par centaines. L'hôpital de la Providence est sous les eaux, les patients vont être évacués sur St Marc. Les magasins d'alimentation qui n'ont pas été inondés sont pris d'assaut par la population affamée, il n'y a déjà plus de pâtes ni de riz. La MINUSTAH a commencé cette nuit la distribution de nourriture. Je viens juste d'apprendre par radio que Akim, notre chauffeur a pu enfin récupérer Beline, l'infirmière de PSF perchée sur son toit depuis vendredi soir avec ses deux enfants. Tout le monde s'affaire essayant de se mettre à l'abri car les ouragans ne semblent pas décidés à laisser Haïti… Grâce à un convoi de camion UN, j'ai pu accéder au dépôt périphérique il n'y a plus rien, tout a été inondé, les médicaments flottent dans les eaux usées et la boue. Nous avons réussi à sauver 2% du stock ! Et l'aide d'urgence n'a pas encore pu arriver... la route est toujours impraticable. Vers 21h00 le pont de Monrui sur la route de Port Au Prince a cédé. Voilà les dernières nouvelles, je vous en redonne ce soir. » Les dons peuvent être adressés à A question idiote, réponse…Il y a peu F.Hollande, dans le cadre de l'affaire Tapie, déclarait que le but de la commission parlementaire serait d'établir si il y avait eut des pressions du gouvernement pour que le jugement se fasse en faveur de B.Tapie. François Hollande, premier secrétaire du PS, s'est interrogé sur "la procédure dérogatoire" dont a bénéficié Bernard Tapie et qui "a conduit à une sentence arbitrale qui lui est avantageuse". C'est à cette question que devra, selon lui, répondre la commission d'enquête parlementaire demandée par le MoDem et le PS. Cala se concrétise aujourd'hui par une question posée à Bernard Tapie, lors de son audition, ce jour devant la commission parlementaire. Il faudrait avoir la gentillesse de faire remarque à ce parlementaire, qui était certainement présent sur les bancs de l'Assemblée le jour ou la loi créant ce type de procédure a été votée (comme certains des « politiques « qui crient au scandale !), que :
En effet :
Poser la question des soutiens occultes et espérer avoir une réponse franche c'est être quelque peu…naïf et s'exposer à une réponse idiote! Il y a également un aspect qui m'interpelle dans les intervenants dans cette affaire. C'est le lien entre C. de Courson, Peyrelevade et F.Bayrou. Non pas que je les pense impliqués d'une quelconque façon dans la magouille financière du Crédit Lyonnais ! Mais, de même que je trouve suspect le récent positionnement de H. Morin vis à vis du fichier EDVIGE, la décision de F.Bayrou de soutenir l'envoie de troupe en Afghanistan (un ancien « aficionados » de Lanza del Vasto, pacifiste d'entre les pacifistes, faut le faire. Certes, la vie nous change, mais à ce point), l'attaque de C.de Courson UDF jusqu'en 2007, en soutien de F.Bayrou, me laisse présager d'un prochain rapprochement du Modem avec le Nouveau centre…ce sont-ils vraiment éloignés l'un de l'autre d'ailleurs ? Ou bien est-ce tout simplement qu'il existe une réelle convergence de points de vues ? Alors oui, cette affaire est scandaleuse sur un seul point, qu'aucun des hommes et femmes politiques qui se sont exprimé sur le sujet n'a abordé : Voilà le Barème indicatif des indemnisations des préjudices personnels en cours au T.G.I. de Bordeaux.
A titre d'exemple :
En appliquant ce barème pour indemniser le préjudice moral de Monsieur Tapie, il devrait toucher au plus 40 à 45 000 Euros comme celui d'un décédé d'un cancer de l'amiante (qu'on considère comme un préjudice important). Là est le vrai scandale, l'injustice flagrante ! Et au lieu de se réunir en commission nos représentants auraient mieux fait de demander qu'une loi empêchant le type de manœuvres auxquelles le Crédit Lyonnais s'est livré, soit proposée au vote des parlementaires ! September 09 C’est-y pas mignon !Probablement boostés par l'université du troisième âge modem qui a eut lieu ce week end, les militants Modem se déchainent et sont à l'affut du moindre article parlant de F.Gourou Bayrou…Ainsi le malheureux site marianne2.fr, qui ose faire un article sur la « main tendue » au PS par le leader « charismatique et suprême » se voit tancé vertement par les plus belles « plumes » d'entre les militants de ce parti « nouveau né » depuis quand même plus d'un an et demi ! On y trouve :
Bref, on se croirait sur le site e-soutien depuis qu'il est modéré ! pas un mot de travers ! Sauf que les « non Modem » répondent vertement ;-) On peut lire aussi, et entre autre, une magnifique commentaire que j'aurais bien aimer écrire, et auuel personne n'a osé ou su répondre : « Posté par TOURNIER le 08/09/2008 16:48 Tout cela n'est que "combinaison" dans un REGIME DES PARTIS en complète décomposition et Sarko en profite et s'en fout : le véritable PROBLEME est que ce REGIME n'a plus aucun crédit auprès des Français et n'a aucune chance de faire face à une situation de plus en plus inquiétante, à commencer par le PARTI au pouvoir l'UMP ! Je rappelle que nous ne sommes plus dans un REGIME PARLEMENTAIRE depuis le 6 Novembre 1962 et les différents intervenants semblent ne pas l'avoir encore compris ! le conservatisme des esprits semblent avoir la vie dure, mais les EVENEMENTS vont se charger de le faire comprendre directement aux Français de base et alors, je peux vous dire que tous ces messieurs ne pèseront pas lourds dans une discussion à l'échelon planétaire ... Plongez vous dans les livres d'Histoire pour mieux comprendre et laissez de côté vos magazines people, vous n'en aurez plus besoin ! à suivre http://www.jean-brice.fr « Et ce « lâché de militants extatiques »c'est fait TRES spontanément bien sur…sauf que l'article qui fait l'objet d'une charge massive est gentiment signalé sur le site e-soutien : http://e-soutiens.bayrou.fr/des_commmentaires_interessants_pour_un_article_qui_lest_beaucoup_moins http://www.marianne2.fr/index.php?action=article&id_article=805678&voir_commentaire=oui#com_529886 Dormez tranquilles, brave gens, le Mouvement Démocrate, armé de ses bataillons de militants va sauver le Béarn, la France, l'Europe, le Monde, l'Univers. Il fera régner la Tolérance, l'équité, la liberté d'expression et de pensée, la justice et surtout….F.Bayrou (que je plains de plus en plus d'être entouré comme il l'est !) Ce n'est pas gagné François ! Accroches-toi ! Quand le Maroc souffre !Hélas ! Celui qu'on nous présente comme le plus beau pays du monde, le Maroc, souffre. Il souffre d'un mal profond que les occidentaux ne veulent pas voir et qui pourtant les entraine à intervenir de façon plus que musclée dans d'autres régions du monde : Le manque de liberté d'opinion et d'expression. Ce mal, un jeune blogueur marocain va en faire les frais, tout simplement parce qu'il a osé en parler sur son blog ! Information révélée par Farid : http://www.taha.fr/blog/index.php?2008/09/08/831-2-ans-de-prison-ferme-pour-crime-de-lese-majeste Et sur le blog « Comme une bouteille jetée à la mer »: « A en croire le site hespress.com, le blogueur marocain Mohamed Erraji est actuellement entre les mains de la police judiciaire. Il aurait été interpellé jeudi dernier à la suite de la publication d'un article intitulé « Le roi encourage le peuple à l'assistanat » sur le site arabophone hespress.com. Remet en liberté dans la nuit de jeudi il aurait été convoqué à nouveau vendredi matin et depuis il n'a pas été relâché »…. Lire la suite : http://www.larbi.org/post/2008/09/Deux-ans-de-prison-ferme-pour-un-bloggeur-marocain Juste un extrait des propos tenus par Mohamed Erraji « Les états qui respectent leurs citoyens ne font pas d'eux des mendiants qui implorent la charité du glorieux trône mais construisent pour eux des usines et des industries à même de leur permettre de gagner leurs vies avec dignité et respect. A supposé, ce qui est bien entendu n'est pas le cas, que ces agréments ne sont distribués qu'à ceux qui les méritent des pauvres et laissés pour compte, il n'en demeure pas moins que ceci n'honore pas du tout le citoyen marocain. L'emploi, la santé et l'enseignement sont des droits garantis par la constitution et l'Etat se doit d'assurer aux citoyens des conditions de vie dignes au lieu de l'humilier de cette façon… » Mis en prison simplement parce qu'il veut que la Constitution de son pays soit appliquée…et condamné à deux ans de prison au motif de «manquement de respect dû au roi»…je vous invite à lire l'ensemble du billet qui lui a valu cette sentence. http://www.larbi.org/post/2008/09/Deux-ans-de-prison-ferme-pour-un-bloggeur-marocain Afghanistan, c’est bien une guerre contre les Pashtouns !Quelques rectifications que nos parlementaires feraient bien d'écouter attentivement avant de voter pour l'envoie de troupes en Afghanistan !
Sur son site, Eric Margolis, journaliste expérimenté, dénonce la propagande des Etats Unis et de la coalition.
Il dénonce le mensonge autour du trafic d'opium et du traitement des femmes. Il dénonce l'hypocrisie des occidentaux vis à vis des Talibans Et il souligne la bravoure, le courage des Pashtouns qui subissent de plein fouet les complots géostratégiques pour le contrôle de cette région pétrolifère. Il révèle aussi une information importante : les Talibans avaient peut être été formés pour contrer une avancée de la Chine... » En savoir plus sur les Pashtouns :
Ethnie comptant environ 13 millions d'individus qui peuplent le sud-est de l'Afghanistan et le nord-ouest du Pakistan. Ils sont également connus sous le nom de Pachtous, Pathans (en Ourdou) ou Afghans (en Persan). Les Pachtounes, qui forment l'ethnie dominante de l'Afghanistan, sont vraisemblablement issus d'un même ancêtre qui aurait vécu dans ce qui est aujourd'hui l'Afghanistan. Entre le XIIIème et le XVIème siècle, plusieurs tribus Pachtounes émigrèrent au Pakistan.
Mulsulmans sunnites, les Pachtounes parlent le Pashto, qui comporte deux dialectes principaux. Leur mode de vie repose principalement sur l'agriculture irriguée (blé, orge, fruits et légumes) et l'élevage de bétail (moutons, chèvres et dromadaires) et de volaille… Les principes fondamentaux du code social des Pachtounes sont l'hospitalité, la vendetta et le droit d'asile. Les causes de querelles entraînant des vendettas sont, selon eux, «les femmes, l'or et la terre». Il arrive que des dissensions surgissent entre des familles ou des clans entiers et se transmettent de génération en génération, à moins qu'elles ne soient réglées au cours de réunions entre les Khans. Au Pakistan, la mort d'un Kahn déclenchait fréquemment des affrontements entre les factions ou les différents prétendants au trône jusqu'à l'émergence d'un unique successeur victorieux » In : http://aleph2at.free.fr/index.html?http://aleph2at.free.fr/hommes/pachtoune/general.htm Sur LEUR conception de l'organisation de LEUR pays :
« A 55 ans, Zahrine ne sait ni lire ni écrire. Mais il est, pour tous les membres de sa tribu, les Michwanis, un chef auquel on ne refuse rien. Un « khan ». Le suzerain traditionnel d'une tribu qui compte environ 100 000 âmes. En cas de différend familial, par exemple, il sera juge de paix. Ou banquier, aussi, en cas de besoin imprévu. Plus prosaïquement, c'est également un trafiquant, si l'on en croit certains, décidé à conserver la haute main sur les revenus de la contrebande.
Pour lui comme pour tous ses ancêtres, en effet, la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan n'existe pas. La ligne de démarcation imposée au XIXe siècle par les Britanniques pour marquer les limites de leur empire n'a jamais été reconnue par les tribus pachtounes de la « province frontalière du Nord-Ouest » (l'expression coloniale reste en vigueur). Demandez au malik (roi, en arabe ; par extension, chef ou seigneur) : sa tribu couvre pour un tiers le district pakistanais de Dir et, pour les deux tiers restants, la province afghane de Kunar. Il est chez lui partout : n'est-ce pas lui, d'ailleurs, qui a financé les travaux de construction de la route qui va de part et d'autre ? Vite, un thé vert et quelques poignées d'amandes : il faut partir. En cette saison, la nuit tombe rapidement. »
September 08 La défiance des électeursIl est extrêmement instructif de lire les résultats des enquêtes menées pas le CEVIPOF, avant les dernières élections présidentielles (Résultats que les leaders politiques ont certainement eut entre les mains et qui expliquent, en partie, leurs stratégies électorales).
Avant de prendre connaissance de ces études et pour bien comprendre l'ampleur des informations qu'on y trouve, il faut avoir en tête que la population en âge de voter (+ de 18 ans) est constituée de 44,5 millions de Français, dont 820.000 vivant à l'étranger ( chiffres du Ministère de l'Intérieur).
Deux chiffres clefs de la première vague du Baromètre politique français attestent de l'ampleur de la défiance et de la contestation qui règnent au sein de l'électorat :
« Les électeurs défiants ou « hors système » constituent presque trois quarts du corps électoral. Cette crise de confiance touche, là aussi, tous les milieux sociaux et toutes les familles politiques». in : Baromètre Politique Français (2006-2007) CEVIPOF-Ministère de l'Intérieur. http://www.cevipof.msh-paris.fr/bpf/barometre/bar0.htm
L'observation et l'analyse des enquêtes du CEVIFOP corroborent les analyses de P.Rosanvallon,*qui va plus loin dans l'analyses puisqu'il cherche à cerner les causes de l'érosion de la confiance des citoyens :
« Rosanvallon part du constat paradoxal que si l'idéal démocratique règne sans partage, les régimes qui s'en réclament sont cependant vivement critiqués car il y a une érosion de la confiance des citoyens dans leurs dirigeants. Alors que les interprétations traditionnelles de cette érosion mêlent individualisme croissant, repli sur la sphère privée, déclin de la volonté politique et élites coupées du peuple, Pierre Rosanvallon souhaite ouvrir l'analyse en proposant une étude de la dynamique des réactions de la société face aux dysfonctionnements originels des régimes représentatifs. »
P.Rosanvallon s'oppose au « mythe du citoyen passif » car s'il y a un déclin de la démocratie d'élection, d'autres formes non conventionnelles de participation politique se sont développées. En examinant les moyens non institutionnels, mis en place par les citoyens pour exercer un contrôle des dérives des élus, il développe le concept de « contre-démocratie…Le problème est plutôt celui de l'impolitique (défaut d'appréhension globale des problèmes liés à l'organisation d'un monde commun).
«Cette contre-démocratie n'est pas le contraire de la démocratie … C'est la démocratie de la défiance organisée face à la démocratie de la légitimité électorale… La souveraineté du peuple se manifeste effectivement ainsi de plus en plus comme une puissance de refus, que ce soit dans l'expression électorale périodique ou dans les réactions permanentes aux décisions des gouvernants. Une nouvelle démocratie de rejet s'est de la sorte superposée à l'originelle démocratie de projet…Le problème contemporain n'est pas celui de la passivité, mais de l'impolitique, c'est-à-dire du défaut d'appréhension globale des problèmes liés à l'organisation d'un monde commun… Gouverner, signifie d'abord rendre le monde intelligible, donner des outils d'analyse et d'interprétation qui permettent aux citoyens de se diriger et d'agir efficacement. Il y a là une dimension fondamentalement cognitive du politique qui doit être fortement soulignée : il s'agit de produire la cité en l'aidant à se représenter, de la mettre en permanence face à ses responsabilités, de lui permettre d'affronter lucidement les problèmes qu'elle doit résoudre. »
P.Rosanvallon défend l'idée qu'il faut inventer de nouvelles institutions citoyennes politiques qui permettent l'émanation du débat, de la réflexion animées par le désir d'échanges. En ce sens, un exemple de ce qui se pratique dans ce domaine nous est donnée par Werner sur son site !
Les Jury citoyens de Berlin
« Comment insérer les citoyens dans le débat politique, assurer une chance égale d'accès aux charges publiques ? Comment réduire les critères comme l'âge, le sexe, le niveau scolaire ou le niveau social et faciliter la rotation des fonctions ?
Il y a un moyen qui gagnerait d'être connu, c'est le recours au tirage au sort. Le principe, c'est la présomption de compétence des citoyens.
Exemple concret : Plusieurs millions d'euros ont été mis à la disposition des habitants de différents quartiers de la capitale allemande. L'argent et les projets sont gérés par des "jurys citoyens", composés pour une bonne moitié de personnes tirées au sort sur la liste des résidents et de citoyens organisés ou actifs dans leur quartier.
Ce système a permis de faire un pas vers la participation des citoyens "ordinaires" et associatifs dans la vie politique. Tout a été fait pour assurer une participation et une influence égale ces citoyens, souvent dotés de compétences rhétoriques moindres. Comment ça marche ?...La suite chez Werner http://wernerb.free.fr/?p=632#more-632 »
* Pierre Rosanvallon, La Contre-Démocratie. La politique à l'âge de la défiance (Seuil, 2006),
A voire prochainement l'entretien avec P.Rosanvallon, dans l'émission « le temps de penser » http://www.lcpan.fr/emission.asp?id=216314&emission=pierre%5Frosanvallon%5F07%2D12%2D2007%5F216606 September 05 Qui est une personne déplacée à l’intérieur de son propre pays ?Géorgie, Ossétie, situation humanitaire
Dans le témoignage d'un représentant d'une association d'aide humaitaire, en direct de Géorgie, on entend parler de « populations déplacées »…http://www.dailymotion.com/video/kuVBMz9RXxqzTnKGnW
Voyons de quoi il s'agit au travers de la définition des Nations unies.
Population déplacée:
« Les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays sont :
Les éléments de la définition d'une personne déplacée :
La définition proposée par le Représentant du Secrétaire général met l'accent sur deux éléments :
1) Le caractère forcé ou involontaire du déplacement
2) Le fait que ce déplacement ait lieu à l'intérieur des frontières nationales.
Personnes ou groupes de personnes : le déplacement interne peut affecter des personnes en particulier ou un groupe entier.
Forcés ou contraints : englobe un ensemble de possibilités d'être expulsés par la force ou par l'intimidation afin de fuir sous la menace ou la nécessité. L'aspect le plus important est que le déplacement est forcé ou involontaire.
Fuir ou quitter : le déplacement n'inclut pas seulement les mouvements de personnes échappant à un danger immédiat mais peut également prendre la forme de départs plus préparés et organisés anticipant sur des dangers, des expulsions, etc.
En raison de […] ou pour en éviter les effets : la définition est souple en ce qui concerne les causes de déplacement (conflits, catastrophes) ou quant à la question de savoir si elles ont eu lieu ou non. L'expression « en raison de » suggère que les effets se sont déjà produits tandis que « pour […] éviter » suggère la crainte que ces effets se produisent.
Leur foyer ou leur lieu de résidence habituel : la résidence habituelle n'est pas nécessairement une maison ou un bâtiment mais il peut s'agir de terres sur lesquelles des groupes vivent traditionnellement, comme dans le cas des éleveurs (voir le Principe directeur 9 relatif aux éleveurs et autres groupes qui ont vis-à-vis de leurs terres un lien de dépendance particulier).
Les causes de déplacement mentionnées dans la définition :
On le voit ici « population déplacée » ne signifie pas uniquement que les populations ont été « chassées, expulsées » de leurs foyer ou résidences habituelles. La force ou par l'intimidation sont une des causes du déplacement mais pas les seules causes. Le résulta pour les populations et le même , certes, mais garder en tête cette nuance permet d'éviter, faute de preuve factuelle, des jugements hâtifs ! L'Afghanistan n'est pas une machine à faire des terroristes"Qu'avons-nous à cacher à cette affaire?" demande Hérvé Morin,le ministre de la Défense, qui se dit face à des "rumeurs permanentes, qui sont ressassées", alors qu'un soldat français qui a survécu à l'embuscade du 18 août relate des combats au corps à corps, remettant en cause la version officielle.
"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme que nous menons avec 38 autres pays, avec 25 pays de l'Union européenne. J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte pour les droits de l'homme", contre "les talibans (...), un régime moyenâgeux", a-t-il déclaré sur Canal+.
"J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée, nous avons des militaires qui mènent une opération difficile, (...) avec conviction, avec volonté, avec détermination", a ajouté le ministre de la Défense, fustigeant des "rumeurs permanentes, qui sont ressassées".
"Vous voulez le détail morbide de chaque circonstance ?"
Sans citer la presse, et notamment le reportage de Paris-Match sur les talibans ayant provoqué une vive polémique, Hervé Morin a lancé ces remarques "à celles et ceux qui colportent des rumeurs qui, à chaque fois, sont infondées". » NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 13:28
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H.Morin ferait bien de faire attention à ce qu'il dit…et nuancer ses propos !
En outre, lui qui critique ceux qui colportent des « rumeurs infondées », devrait écouter ce que disent Mariam Abou Zahab, Bernard Dupaigne et Gérard Fussman, des chercheurs français au sujet des Talibans ! (AFP )
« Qualifier de "terroristes" tous les combattants anti-occidentaux en Afghanistan est un amalgame erroné qui condamne à ne pas comprendre les menaces et les enjeux, préviennent des experts français de la région.
Selon eux, la plupart de ceux qui mènent des attaques contre les forces américaines, canadiennes ou européennes sont :
- souvent un mélange des trois -, qui luttent contre ce qu'ils considèrent être des armées d'occupation.
Et s'ils peuvent côtoyer par endroits et par moments, surtout dans l'Est du pays, des groupes proches ou affiliés à Al Qaïda, ils ne s'inscrivent pas dans la mouvance du "jihad global", assurent-ils.
Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI-Sciences Po, regrette que "+Taliban+ soit devenu un terme fourre-tout qui désigne toute personne opposée au gouvernement Karzaï et à la présence militaire étrangère".
"Vous avez, surtout dans le Sud, des combattants extrêmement jeunes qui sont avant tout nationalistes. Leur discours est basique mais efficace: des troupes non-musulmanes (ils disent +infidèles+) ont envahi mon pays. C'est mon devoir de les combattre. Point."
"Ce sont des gamins ruraux, illettrés", ajoute-t-elle. "Leurs seules références, c'est le mollah et le responsable tribal. C'est très local" )
« Dans un pays où les récits familiaux et les chansons de gestes tribales glorifient les guerres anglo-afghanes du 19e siècle et les faits d'armes contre l'Armée rouge, tirer sur le convoi blindé passant dans la vallée, c'est marcher sur les brisées de prestigieux anciens, assure Bernard Dupaigne.
Pour ce professeur au musée de l'Homme, "nombre de ceux qui tapent sur les armées occidentales sont les mêmes ou les fils de ceux qui tapaient sur les Russes, simplement parce qu'ils étaient là. Si les Russes n'avaient pas été là, ils seraient restés garder leurs chèvres. C'est pareil aujourd'hui".
« Dans une récente tribune publiée par le Monde, Gérard Fussman, professeur au Collège de France, estime que "les troupes de l'OTAN ne contrôlent pas plus l'Afghanistan que ne le faisaient les Soviétiques".
"La raison en est simple: elles se conduisent et sont perçues comme une armée d'occupation (...) Comment veut-on que les Afghans ne se sentent pas plus proches des combattants qui vivent comme eux et meurent pour une foi qui est la leur que d'étrangers dont ils ne voient que les armes, les gilets pare-balles, les blindés et les bombardements ?"
Mariam Abou Zahab et Bernard Dupaigne mettent en garde contre un accroissement du nombre de soldats étrangers dans les vallées afghanes qui n'aboutira, selon eux, qu'à radicaliser des populations jalouses de leur indépendance, que personne n'a jamais soumises par la force.
"Plus on envoie de troupes, plus il y aura de dommage collatéraux" avertit Mme Abou Zahab. "Davantage de civils tués, et c'est la spirale. Il semble que les leçons du passé n'ont pas été apprises".
Pour Bernard Dupaigne, "dire que l'avenir du monde et la guerre contre le terrorisme passent par l'Afghanistan, c'est faux. L'Afghanistan n'est pas une machine à faire des terroristes. Plus on les bombarde, et plus il y aura des gens qui vont nous tirer dessus".
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Alors, retournons la question à H.Morin : "Qu'avez-vous à cacher à cette affaire ?» September 04 L’alibi sécuritaire !Mis en avant pour justifier la présence militaire française en Afghanistan, ou la création d'un « méta fichier » de surveillance de la vie privée, politique, syndicale des "constituants de la nation", l'alibi sécuritaire est, pour le moins, fondé sur :
Ainsi, c'est avec la certitude que, si nous n'envoyons pas de troupes en Afghanistan, des attentats seraient perpétrés en France, qu'une parti du monde politique français s'apprête à voter pour l'envoi de nouveaux contingents dans ce pays déjà fortement dévasté par les troupes étrangères qui y sont…Mais ce ne sont que des bavures…lorsque c'est nous qui tuons « par mégarde » 90 villageois !
C'est également en utilisant l'alibi sécuritaire que le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige), créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, permet de recenser dès l'âge de 13 ans, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", peut nous être imposé. Rappelons que seront fichées les personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", sous réserve "que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités. On peut légitimement se demander dans une décision aussi grave ce que des concepts comme « susceptibles » et « significatif » viennent faire. Significatif par rapport à quoi ? La mesure de la capacité des personnes de porter atteinte à l'ordre public se fera selon quels critères ?
"Edvige va dans le sens de la surenchère sécuritaire", analyse l'avocat pénaliste Jean-Marc Fedida dans Libération. "Cela dénote un rapport de suspicion de l'Etat à l'égard des citoyens dont chacun est présumé source de danger".
Bruno Thouzellier, président de L'Union syndicale des magistrats explique* que « le fichier Edvige est en contradiction avec les lois "Informatiques et libertés" de 1978 qui sont destinées à garantir la protection de la vie privée des citoyens face aux moyens de traitement automatisés de données numériques.
Selon ce décret, des personnes ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif" peuvent faire l'objet d'un fichage sur des éléments de leur vie. Et les personnes qui les ont côtoyées aussi. Bien sûr, elles n'auront aucune possibilité de contrôle sur ces informations qui sont très personnelles comme une adresse courriel, un carnet d'adresses ou tout ce qui relève patrimoine.
Le texte présente Edvige comme pour un outil permettant de mieux assurer la sécurité intérieure. Mais rien ne justifie que l'on procède à un tel fichage que ce soit pour la sécurité intérieure ou pour assurer les intérêts de la France. Ni les impératifs de liberté, ni ceux de sécurité ne sont respectés dans ce système. »
J'ajouterais aux propos de Bruno Thouzellier que, compte tenu des articles 39, 41, de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, le droit d'accès aux fichiers de police et de gendarmerie (article 41) est réglementé et s'exerce par l'intermédiaire d'un commissaire de la CNIL. Il n'est pas direct !
A noter que comme le souligne le déposant du recours 318952, attribué à la dixième Sous-section du Contentieux : « Edvige et Cristina, les nouvelles missions et conditions d'opération de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) et de la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP), la lettre de mission de Bernard Bajolet et une série de mesures organisationnelles récentes, forment un dispositif global de réorganisation du renseignement. ». A ce titre, il demande au Conseil d'Etat d'annuler cet ensemble connexe : Décret 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'EDVIGE ; Décret 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la DCRI ; Décret non publié portant création de CRISTINA ; lettre de mission de Bernard BAJOLET; et d'autres mesures liées avec celles-ci. Il me semble que c'est la seule issue viable à la situation qui s'est créée. »
Place Beauvau, on se déclare "confiant et serein", rappelant qu'Edvige ne diffère de l'ancien fichier des RG que sur deux points : "la prise en compte des mineurs et l'extension des données dites sensibles", dont les orientations sexuelles. On explique également qu'Edvige a été "validée par le Conseil d'Etat". Le Conseil d'Etat va d'abord instruire les différents recours et étudier leur recevabilité avant de programmer une audience début décembre, puis de rendre sa décision sur la légalité du fichier policier à la fin de l'année.
Que la police ait besoin d'avoir des fichiers pour ses missions, est compréhensible, mais uniquement pour des personnes qui ont réellement été mises en cause dans des affaires de délinquance urbaine ou « en col blanc ».
Les renseignements généraux et les groupements de gendarmerie collectent déjà, depuis un certain nombre d'années, tous les renseignements qui leur parviennent sur ceux qui jouent le moindre petit rôle dans la société (opinion politique ou syndicale exprimée ou supposée, appartenance à une administration, niveau de vie…). Mais une dérogation de la justice est nécessaire pour que le croisement de ces donnés avec celles de la Sécu, de l'URSAAF, de l 'Unedic, des banques, Téléphone et internet, etc.. d'un citoyen quelconque soit légale.
Cela fait partie des garanties individuelles de tout citoyen d'une nation démocratique.
Il n'est pas normal que des responsables d'organisations professionnelles, membres de sociétés civiles, ou encore des personnalités politiques soient fichés. Il n'est pas normal que la grande majorité des citoyens soient suivis à la trace au prétexte qu'ils sont "susceptible de porter atteinte à l'ordre public".
Il est inacceptable d'être trié par religion, par inclination sexuel, par convictions politiques. Nous n'avons déjà plus le droit d'inviter n'importe quel étranger, encore moins de l'héberger ne serait-ce qu'un soir, plus la liberté d'épouser n'importe quel étranger. N'allons-nous plus avoir le droit d'avoir des opinions et d'agir selon nos convictions sans qu'on nous oppose une dangerosité potentielle, supposé et non avérée ?
EDVIGE est une menace indigne d'une démocratie ! Préservons notre liberté individuelle… ou ce qui en reste…que le délire sécuritaire de certains ne serve pas de justification à des dérives dignes de pays fascistes !
Il se murmure que M. Hortefeux est en instance de changement de Ministère… pour le Ministère de l'Intérieur…M.A.M aurait-elle agit aussi fortement et promptement vis-à-vis de M. Rossi dans cette perspective…afin de ne pas laisser la pace à celui qui a déjà diriger d'une « main de fer » et d'un « cœur de pierre » la politique d'immigration ?
La perspective de voir un fichier de la puissance d'EDVIGE entre les mains de ce monsieur fait froid dans le dos !
September 03 Qui est la classe moyenne ?Tous les spécialistes du sujet ne sont pas d'accord sur l'existence et la composition de la « classe moyenne.
Le sociologue Jean Lojkine parle du « mythe de la classe moyenne ».Selon lui, les personnes qu'on inclut dans les « classes moyennes » appartiennent en fait au prolétariat.
Du point de vue du revenu salarial, on pourrait définir la classe moyenne comme l'ensemble des salariés à temps plein percevant un revenu allant de 1200 euros (revenu médian des en France) à 3000 euros par mois.
Cette délimitation donne un éventail de conditions de vie très différentes.
Selon l'Observatoire des inégalités, les classes moyennes correspondent aux salariés gagnant entre 1 200 et 1 840 euros par mois.
Il est plus réaliste de parler des classes moyennes en prenant en compte la diversité des niveaux de vie, en distinguant classe moyenne supérieure et classe moyenne inférieure.
On retrouve dans les classes moyennes plusieurs professions et tranches de revenus :
Constituée par une population de cadres supérieurs, des médecins, des professions intellectuelles supérieures, la classe moyenne supérieure est une classe de la société dont les membres perçoivent des revenus que l'on peut considérer comme aisés (entre 3000 et 5000 euros net par mois, soit environ 7% des salaires en France).
Elle a tendance à se confondre avec la petite et moyenne bourgeoisie. Elle est porteuse d'un actionnariat développé.
Depuis le début 1975, avec l'arrivée de la crise, elle se caractérise par son ascension sociale ce qui n'est pas le cas de la classe moyenne inférieure qui est l'objet d'un déclassement important.
Constituée par une population de travailleurs sociaux, infirmières, professions intermédiaires, une partie des employés, des encadrants directs... la classe moyenne inférieure est une classe de population dont les situations des gens est extrêmement hétérogène.
L'économiste Alain Lipietz a réalisé une représentation de la stratification sociale en France. (La largeur est proportionnelle à l'importance numérique de la couche sociale)
Il met en évidence le modèle de société en montgolfière qui s'établit des années 1955 aux années 1975.
Dans ce modèle la classe aisée est sous représentée, la classe moyenne extrêmement importante et la base des classes populaires réduite.
A partir des années 1975 s'installe le Modèle de société en sablier. Dans ce modèle, la classe moyenne s'est disloquée, une partie accède aux classes supérieures (ascension sociale) mais la majorité est reclassée vers les couches populaires.
Cela décrit un phénomène d'enrichissement des plus riches et de paupérisation des plus pauvres engendrant la disparition de la classe moyenne.
Si la classe moyenne est sociologiquement et économiquement « en voie de disparition », elle est le stéréotype de "l'idéal raisonnable", elle permet l'accès à la consommation de masse sans avoir "la culpabilité de la classe possédante". Elle inspire des valeurs positives (ascension sociale par le travail) tandis que la classe bourgeoise est chargée d'une symbolique plus négative (classe exploitante). Elle inspire des classes plus modestes qui peuvent consommer au dessus de leurs moyen et ainsi réaliser une ascension sociale symbolique.
Nécessaire pour constituer l'encadrement des classes ouvrières, dans le cadre d'une production industrielle de masse, la classe moyenne perd de son intérêt « fonctionnel » dans une société dans laquelle les moyens de productions de masse sont délocalisés et la production locale largement automatisée, informatisée.
« Il a fallu plus de dix ans pour mettre clairement en évidence cette nouvelle dynamique, installée dans les réalités objectives depuis bien plus longtemps, mais que notre capacité de déni nous empêchait de voir clairement.
Ce retournement dynamique apparaît dans un contexte où, pendant des décennies, les classes moyennes ont fait figure de maillon le plus solide de la société française. Elles étaient considérées comme une classe de confort, protégée et choyée, stable, située fort loin au-dessus de l'écume des difficultés des classes populaires.
En novembre 1994, dans un entretien au Monde, Jacques Delors, encore candidat à la candidature (à l'élection présidentielle de 1995), s'alarmait d'une France où "deux tiers vivraient plus ou moins bien, mais sans s'occuper de ceux qu'ils laisseraient au bord de la route : le troisième tiers, au sein duquel se trouveraient les exclus, les marginaux, les sans-espoirs".
L'hypothèse dominante d'une "moyennisation", chère au sociologue Henri Mendras (1927-2003), était que seule une minorité d'exclus d'une part et une fraction dirigeante de l'autre échappaient à une société fondée sur deux tiers de bénéficiaires avec, en son centre, une classe moyenne dominatrice et contente d'elle-même, maîtrisant son destin social et partageant une culture de sécurité et de confiance dans l'avenir.
Ce portrait social d'une classe moyenne heureuse correspond-il aujourd'hui à 70 % de la population, ou plutôt à 10 % ?
Tout semble indiquer que ce noyau central, idéalement situé aux environs de 2 000 euros de salaire mensuel, doit faire face à un vrai malaise et connaît, comme par capillarité, la remontée de difficultés qui, jusqu'à présent, ne concernaient que les sans-diplôme, les non-qualifiés, les classes populaires. A la manière d'un sucre dressé au fond d'une tasse, la partie supérieure semble toujours indemne, mais l'érosion continue de la partie immergée la promet à une déliquescence prochaine.
Est-ce inéluctable ? Ce diagnostic d'involution est-il fondé, ou n'est-il qu'une angoisse sans cause réelle ?
Des données diversifiées montreraient en France la stabilité remarquable des inégalités depuis vingt-cinq ans, et la relative homogénéité des classes moyennes, contrairement à ce qui se passe dans la majorité des autres pays développés, où les dynamiques sont claires et univoques. » In LOUIS CHAUVEL* : La Nouvelle Critique sociale, Seuil/Le Monde, 120 pages
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Ainsi, lorsque la classe politique, notamment au sujet du financement du RSA, dénonce le ponctionnement qui sera fait sur l'épargne de la classe moyenne, il ne peut s'agir que de la classe moyenne supérieure ! La classe moyenne inférieure, depuis 20 ans, est de moins en moins en mesure d'investir dans les modes d'épargne ciblées par le financement du RSA !
Cela fait longtemps que les plans d'épargne logement, assurances vie et petits placement de sécurité ont été apurés pour payer la maison, les études des enfants, les soutenir pendant leur chômage…la somme moyenne dont disposent les constituants de la classe moyenne sur leur livret A ne dépasse pas 500 euros en moyenne, lorsqu'elle n'est pas de 10 euros….
La taxation prévue pour financer le RSA, en dehors du bouclier fiscale, s'adressera particulièrement à la classe moyenne supérieure car elle est la seule a avoir la possibilité d'effectuer des placement de ce type et a bénéficier de placements locatifs !
Les plus âgés de la classe moyenne inférieure qui sont propriétaires de leur logement ne seront pas impactés par le prélèvement sur les loyers ce qui sera malheureusement le cas de ceux qui louent leur logement, dés que le renouvellement des baux se produiront. Il conviendrait donc que lorsque l'examen de ce financement par nos assemblées, ils imposent que cette mesure ne joue pas sur les baux antérieurs à la promulgation de la loi !
On assiste donc bien à un nivellement de notre société par l'argent. Ceux qui, appartenant à la classe moyenne supérieure, pourront supporter la perte de revenu, que le financement du RSA va occasionner, garderont leur possibilités d'ascension sociale et ceux qui ne le pourront pas vont connaître, à leur tour, la spirale de descente dans les classe populaires. La structure de la société ressemblera à peu de choses prés à celle du milieu du 19° siècle !
*LOUIS CHAUVEL est sociologue, professeur des universités à Sciences Po Paris, membre de l'Institut universitaire de France et secrétaire général de l'Association européenne de sociologie. . Il a consacré de nombreux articles aux inégalités sociales, les classes sociales en France, aux évolutions de la forme de la pyramide des revenus (strobiloïde),à la recomposition des classes populaires, aux comparaisons de modèles sociaux, au rôle des Etats-providence dans les fluctuations du changement social et au suicide.
Son livre Le Destin des générations, structure sociale et cohortes en France au XXe siècle (PUF, 2002) est à l'origine du débat sur la fracture générationnelle |
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