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    August 31

    Poisson d’Avril?

    Bon, c'est dimanche et après une semaine bien agitée, nous avons le droit de rire à gorges déployée !

    L'occasion nous en est donnée par cette nouvelles parue dans le "Nouvel Obs.» :

    N.Sarkozy va recevoir le "prix mondial de l'homme d'Etat 2008

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20080829.OBS9282/sarkozy_va_recevoir_le_prix_mondial_de_lhomme_detat_200.html

    Des commentaires qui suivent cette annonce, je n'en reteindrai qu'un, car il est constructif et se présente sous la forme d'une proposition :

    - Pour avoir réussi à transformer l'économie française en fosse à m...., le prix Nobel de chimie!

    August 30

    Une occasion de se taire !

    Il n'y a rien de pire pour un homme ou une femme politique que de se taire quand un événement survient dans son « champ de compétence ». Pourtant ils perdent parfois des occasions de se taire...en voici une illustration:
    Il se trouve que pour Marielle de Sarnez, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et Députée européenne, les événements d'Ossétie sont une excellente occasion ( du moins le croit-elle) de revenir sur le devant de la scène. Les élections européennes se rapprochant et des élections internes ayant prochainement lieu au Mouvement Démocrate dont elle brigue la présidence de la fédération parisienne (http://www.taha.fr/blog/index.php?2008/08/29/815-la-democratie-selon-bayrou&cos=1&cos=1), elle se devait de prendre la parole sur le sujet de la position Française et de l'Europe face à la Russie.
    Elle c'est donc exprimée (hélas) sur le site officiel du parti : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/sarnez-reaction-sanction-russie-290808.html
    "En annonçant aujourd'hui que le sommet extraordinaire de l'Union européenne (qui doit se tenir lundi 1er septembre à Bruxelles) n'adoptera pas de sanctions contre la Russie, l'Elysée met l'Europe en position de faiblesse et envoie à la Russie un signal d'impunité. Présumer des conclusions du Sommet extraordinaire avant même qu'il ne se soit réuni n'est évidemment pas la bonne méthode. Ce qu'il faut au contraire, c'est que, lundi, le débat ait lieu. Et qu'une position unanime, forte, courageuse soit prise. Ce qu'il faut, c'est que l'Europe parle enfin d'une seule voix pour dire à la Russie que son attitude est inacceptable. Si l'Europe annonce à l'avance qu'il n'y aura aucune sanction, elle annule tout effet de son action et manque ainsi à son devoir. " Marielle de Sarnez, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et Députée européenne.
    Visiblement ça l'embête qu'il n'y ait pas de sanctions…peut être est elle mal renseignée sur la situation là-bas, ce qui expliquerait qu'elle reprend comme un perroquet le discours de Kouchner et autres B.H.L !
    En tant que député Européenne, elle devrait pourtant savoir ce que toutes personne un tant soit peu informée sait depuis au moins 3 jours :
    • Ce sont les Géorgiens qui ont attaqué l'Ossétie du sud
    • Les forces russes présentent en Ossétie du sud étaient des forces de paix dont l'objet étaient de défendre la paix dans ce secteur.
    • « La Russie "se prononce pour l'envoi d'observateurs supplémentaires de l'OSCE dans la zone de sécurité et l'établissement d'une surveillance impartiale des actions du gouvernement géorgien", a dit le président russe au Premier ministre britannique, selon un communiqué du Kremlin. « 
    • D'après des rapports d'observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en mission dans le Caucase, publiés par le journal Der Spiegel, la Géorgie a intensément préparé l'action militaire contre l'Ossétie du Sud et a lancé son offensive avant que les chars russes soient entrés dans le tunnel de Roki reliant la Russie et la Géorgie,
    • Ces rapports d'observateurs d'OSCE évoquent la possibilité que des crimes de guerre aient été commis par la Géorgie qui aurait attaqué des civils d'Ossétie du Sud alors qu'ils dormaient, selon la même source.
    • Mardi dernier, le conseil permanent de l'OSCE a décidé de l'envoi immédiat de 20 observateurs militaires en Géorgie après un accord de Moscou et de Tbilissi. Selon le président Alexander Stubb, ils devraient tous être dans la république caucasienne "d'ici lundi". Ce nombre pourait passer à 100 observateurs militaires non armés supplémentaires, selon l'accord accepté par la Russie et la Géorgie mardi.
    Outre ce manque flagrant d'information dont fait preuve Marielle de Sarnez, l'analyse tronquée de la situation que cela entraine et l'inadéquation des punitions réclamée par la Vice-présidente du Mouvement Démocrate, je trouve totalement suréalistes les propos tenus, elle critique l'Elysée qui présume des conclusions du sommet Européen de Lundi, mais elle, elle en dicte les résultats!
    1. Oui, il faut que le débat et lieu...et l'esprit démocratique oblige à respecter ce qui sortira comme consensus de ce débat, que l'on soit d'accord ou pas avec la décision.
    2. Cela implique qu'il est quelque peu déplacé d'en dicter le compte rendu trois jours à l'avance, comme le fait Marielle de Sarnez lorsqu'elle dit : « l'Europe parle enfin d'une seule voix pour dire à la Russie que son attitude est inacceptable. »
    Du coup, je me pose des questions sur les capacités à nous représenter d'un député européen qui ne s'informe pas suffisamment sur un sujet aussi grave. Je serais curieuse de connaître sa définition du débat démocratique.
    Est ce la même que celle de F.Bayrou ( et de certains militants de son parti) que je résume ainsi : « le débat démocratique c'est tout le monde m'écoute et m'approuve et ceux qui ne sont pas d'accord vont voire ailleurs ».
    Et je me demande:
    • Quelle parade va-t-elle trouver pour retomber sur ces pieds après une si lamentable intervention?
    • Si les autres pays de l'U.E en décident autrement que ce que veut Marielle de Sarnez, va-t-elle crier au scandale, à la lâcheté et à la faiblesse?
    • Si le consensus, issu du débat, ne lui parait pas fort et courageux, se pliera-t-elle à la décision commune, ou va-t-elle dire que l'Elysée avait tout manigancé ?
    Je sais bien qu'il faut commencer la campagne électorale et faire d'une pierre deux coups, car la campagne interne pour les élection au CN bat son plein! Mais de là à dire tout et son contraire...
    Dieu merci je n'aurais pas à voter pour elle, ni pour les européennes, ni pour les élections internes !

    Répartition des tâches…

    « Après avoir manifesté, mardi 26 août, sur l'esplanade de la Défense, une centaine de travailleurs sans papiers du bâtiment (BTP) se sont rassemblés vendredi matin devant le luxueux siège social parisien de Bouygues. Au moment où le PDG, Martin Bouygues, présentait à la presse les résultats semestriels de son groupe, au demeurant très satisfaisants. Puis, ils se sont dirigés vers le restaurant qui accueillait une même réunion, cette fois d'Eiffage.
    Ces ouvriers, la plupart maliens, ont, au son des tambours et des sifflets, déployé des banderoles avec le slogan : "Patrons du bâtiment, régularisez-les sans-papiers."
    Le BTP recourt, en effet, massivement aux sous-traitants et aux agences d'intérim, à tel point que 30 % à 50 % de la main-d'œuvre des chantiers est constituée de salariés "externalisés" qui ont parfois présenté de faux papiers ou des papiers d'emprunt. Adama D., un des manifestants, travaille ainsi depuis huit ans sur des chantiers d'Ile-de-France et peut exhiber, sorties de sa poche, plusieurs cartes d'accès à des chantiers menés par Bouygues, Spie Batignolles ou Rabot-Dutilleul.
    "PAS DE POLITIQUE"
    Interpellé par Le Monde au cours de la conférence de presse, M. Bouygues, un brin agacé, a répondu : "Notre groupe n'est pas concerné ! Nous avons des procédures de contrôle strictes mais, bien sûr, nous ne sommes pas la police... Quant à savoir s'il faut régulariser ces travailleurs, c'est une question politique, or je ne fais pas de politique."
     
    Qui l'eut cru ? Martin Bouygues ne fait pas de politique…c'est du moins ce qu'il affirme à la presse alors qu'il est interviewé, lors d'une conférence de presse, par le journaliste du journal « Le Monde ».
    Bien sur qu'il ne fait pas de politique et qu'il n'a pas à se positionner sur la question de la régularisation des sans papiers …Il n'a pas besoin d'en faire de la politique…grâce à une magnifique répartition des tâches, que Taylor aurait approuvée, c'est un de ces amis qui est aux manettes politiques ! L'un fait voter les lois qui arrangent l'autre et l'autre fait tourner la pompe à billet ! Elle n'est pas belle la vie ?
    En plus ce n'est pas son problème si cette main-d'œuvre bon marché disparaît, grâce à la politique de reconduite des sans-papiers, « manu militari », hors de nos frontières…Les nouvelles lois contre les chômeurs pour lutter contre le chômage vont lui procurer de la main-d'œuvre fraiche, « bien de chez nous », diplômée et tout aussi soumise au « dictat » de l'employeur que les sans-papier!
    No problem ! Martin Bouygues n'a pas besoin de faire de la politique, il fait des affaires… la compassion n'a quand même pas l'air d'être son fort…mais bon, faut savoir ce qu'on veut, hein !!!
    August 27

    Autodétermination et droit des peuples à disposer d’eux même

    Dans ces temps troublés ou l'on entend et lit pas mal d'âneries, je pense utile de rappeler ce que veulent dire deux concepts extrêmes important pour comprendre en matière de droit international.
    Autodétermination
    L'auto-détermination est un principe de droit international. Il établit qu'un peuple doit avoir le droit de déterminer sa propre forme de gouvernement, indépendamment de toute influence étrangère.
    Il fut une des bases du traité de Versailles, à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1951, les signataires de la charte des Nations unies, introduisent le concept dans les règles du droit international et de la diplomatie
    Le concept d'autodétermination semble aller à l'encontre du concept d'intégrité territoriale. Mais le conflit entre ces notions tient généralement à la définition du mot peuple, et à la définition des peuples eux-mêmes : si les États défendant l'intégrité de leur territoire considèrent généralement l'ensemble de leurs citoyens comme un peuple unique, les membres séparatistes de certaines minorités nationales considèrent ces minorités comme des peuples à part entière et revendiquent Leur droit à l'autodétermination.
    droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
    Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est le principe selon lequel « chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique ».
    Le principe stipule que tout peuple lorsqu'il est victime d'un oppresseur à le droit de se défendre. Il est défini dans l'article premier du Pacte sur les droits civils et politiques du 16 décembre 1966 : « tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. »
    Un des principes qui vont de paire avec le principe du droit aux peuples à disposer d'eux-mêmes est le principe de non-ingérence « Aucune disposition de la présente charte n'autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État. » (Chapitre I, Article 2.7 de la Charte des Nations unies) . Le principe de non ingérence connaît deux exceptions :
    1. menace contre la paix
    2. non-respect des droits de l'homme,
    Dans ces deux cas, le droit international autorise l'intervention internationale dans les affaires d'un État souverain, mais seulement de façon partielle et contrôlée. Tout manquement à ces règles justifie l'emploi de mesures coercitives dans le cadre d'une intervention internationale.

    Ils ne reculent devant rien !

    Aujourd'hui les dirigeants internationaux, politiques locaux se sont livrés à un bel exemple de manipulation d'opinion, relayés parfaitement, surtout en France, par le Presse ! Quand on lit les titres des articles : «La menace russe », « Moscou défie l'Otan », « Crise du Caucase : Moscou brave l'Occident » etc, il est évident que la "voix de son maître" à dicté les articles et que le méchant est désigné, sans autre forme de procès !
    • Faut-il rappeler à tout ce petit monde que ce sont les Géorgiens qui ont attaqué la base des Casques bleus - russe force d'interposition avec une légitimité internationale reconnue.
    • Faut-il rappeler à tout ce petit monde que les conseillers américains du président Saakachvili* savaient évidemment ce qu'il préparait. Ont-ils pensé sincèrement que les Russes ne réagiraient pas ? Ont-ils souhaité une réaction ? Où est la mauvaise fois de la Russie ? Qui est le manipulateur, le provocateur ? Les Russes ne pouvaient pas ne pas réagir !
    • Faut-il rappeler à tout ce petit monde que plus de 90% de la population d'Ossétie a voté pour l'indépendance, qu'ils ne veulent plus vivre sous la « tutelle » du gouvernement géorgien (après 2000 morts, on peut les comprendre) !
    • Faut-il rappeler à tout ce petit monde que Les Etats-Unis cherchent encercler la Russie. Ils se concentrent sur l'Ukraine, le Caucase du Sud et l'Asie centrale. Ils ont pour ambition de contrôler les routes des hydrocarbures, le Caucase du Sud, l'encerclement de l'Iran.
    Le ministre des Affaires étrangères françaisBernard Kouchner, Interrogé sur Europe-1, a déclaré , en bon écho de la voix US, que la Russie est "hors la loi internationale" ajoutant que l'Union européenne "ne peut accepter ces violations de tout le droit international" et "des accords de sécurité".
    "Nous ne pouvons pas accepter ces violations de tout le droit international, des accords de sécurité et de coopération en Europe, des résolutions des Nations unies et la prise, pour la première fois depuis longtemps, d'un territoire par une armée d'un pays voisin", a-t-il annoncé.
    Je saurais gré à Bernard Kouchner d'apporter des précisions en citant les textes de lois sur lesquels il s'appuie pour faire de telles affirmations. Je l'invite, lui et ceux qui reprennent en cœur ce type de propos à relire la charte des Nations unies
    Bernard Kouchner a également affirmé, mardi soir sur France-2, que la Russie se préparait à nettoyage ethnique.
    • B.K ferait mieux de vérifier ses informations sur le terrain. Si on en croit l'article d'un vrai journaliste, depuis un certain temps sur place, il n'y a pas "un nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud).
    • B.K. est-il de mauvaise foi ? A son niveau, je ne pense pas que les services de renseignements implantés dans la région manquent de lui transmettre les infos sur le sujet …à moins qu'il ne se fie à elle de B.H.L ?
    • B.K. est-il parti prenante d'une vaste action de désinformation qui aurait pour but de préparer les esprits à une intervention massive des pays de l'Otan contre la Russie ?
    Bien entendu, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili*, dont la décision d'attaquer les forces de paix en Ossétie est à l'origine des événements actuels, a dénoncé une décision "totalement illégale", accusant Moscou de vouloir changer "les frontières de l'Europe par la force". S'engageant à lutter "pacifiquement" contre le "mal" pour rétablir l'intégrité territoriale de la Géorgie, il a appelé l'Union européenne (UE) et l'Otan à accélérer son intégration.
    Le président américain George W. Bush a qualifié cette décision "d'irresponsable" avertissant Moscou qu'il devait la "reconsidérer".
    L'UE a "condamné fermement cette décision (...) contraire aux principes d'indépendance, de souveraineté et d'intégrité territoriale de la Géorgie".
    L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi déploré
    une décision "inacceptable".
    Pour la chancelière allemande, cette décision «contredit le principe d'intégrité territoriale, un principe fondamental du droit international des peuples".
    Le ministre des Affaires étrangères de Grande Bretagne, David Miliband, le dit "voué à l'échec". Il se rendra mercredi en Ukraine "pour former la coalition la plus large possible contre l'agression russe en Géorgie".
    Les événements d'aujourd'hui pourraient avoir des implications plus larges pour la sécurité et la stabilité dans le Caucase", a ainsi affirmé le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
    Aucun dirigeants de pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud ne s'est prononcé sur le sujet !
    De son côté, le président russe Dmitri Medvedev a estimé que la décision de Moscou de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie était "fondée sur le droit international" ajoutant « La reconnaissance de cette indépendance s'est faite en "prenant en compte les souhaits exprimés librement par les peuples d'Ossétie et d'Abkhazie, et sur la base des principes de la charte des Nations unies et d'autres documents de droit international", Financial Times ( Lire la revue de presse),.
    Invoquant l'exemple de l'indépendance du Kosovo, Dmitri Medvedev estime, très justement à mon avis, que "dans les relations internationales, on ne peut pas avoir une règle pour certains, et une règle pour les autres".
    Le président russe a adressé, mardi matin, une lettre d'explications sur la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud à plusieurs dirigeants occidentaux, dont George W. Bush, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Silvio Berlusconi.
    Dans cette lettre publiée mercredi par « la Repubblica », Dmitri Medvedev écrit :"nous vous informons que la Fédération de Russie se trouve face à la nécessité de prendre la décision difficile - mais l'unique possibilité dans ces conditions - de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie". Puis il a affirmé : « Cette décision a été prise :
    1. en prenant en compte la volonté exprimée par les peuples d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud,
    2. en s'en tenant aux dispositions du statut de l'ONU et à la déclaration sur les principes et le droit international concernant les relations amicales entre les Etats, à l'acte final d'Helsinki et aux autres documents internationaux…
    Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien", écrit-il encore, en rappelant que "cette position est soutenue par l'immense majorité de nos citoyens".
    §§§
    * Saakashvili est diplômé en droit de l'Université américaine de Columbia (1994) et titulaire d'un doctorat de sciences juridiques de l'Université George Washington (1995). C'est à cette époque qu'il développe de nombreux contacts dans la classe politique américaine ;
    - 80% des membres du nouveau gouvernement formé par Saakashvili après son élection triomphale à la Présidence de la République en janvier 2004 ont étudié et/ou travaillé aux Etats-Unis ; la plupart d'entre eux pour la Fondation Soros et l'agence américaine d'aide au développement USAID, notoirement très liée au Département d'Etat ;
    - A la tête de l'opposition, on retrouve le mouvement de jeunesse 'Kmara !' (« Ca suffit ! » en géorgien) dont les méthodes, les slogans et les drapeaux sont calqués sur le mouvement yougoslave 'Otpor', fer de lance de la Révolution qui mit un terme au régime Milosevic. En fait de mouvement de jeunesse, 'Kmara !' est une structure issue d'un projet financé par la Fondation Soros à hauteur de USD 700.000 et visant à une « mobilisation citoyenne de la société civile ».
    - Six mois passés en Yougoslavie ont permis à Saakashvili de se familiariser avec la méthodologie de la Révolution de velours ; lui et d'autres jeunes politiciens d'Ukraine, de Moldavie, d'Arménie, d'Azerbaïdjan, etc, ont été formés à la « transition démocratique accélérée » dans un centre situé à 70 km de Belgrade ;
    - Autre personnage récurrent de cette belle histoire, l'ambassadeur américain en Géorgie, Richard Miles avait précédemment occupé les mêmes fonctions en Azerbaïdjan (1992-1993), en Yougoslavie (1996-1999) et en Bulgarie (1999-2001) où chaque fois des changements politiques spectaculaires amènent au pouvoir, soit par l'élection soit par la révolution, des régimes favorables aux Etats-Unis et à leurs intérêts ;
    - Afin d'interrompre le discours de Shevarnadze devant le Parlement et de mettre en fuite le vieux Président, Saakashvili ne s'en remet pas qu'à la seule rose qui a fait sa gloire, mais aussi à un solide gilet pare-balles ainsi qu'à un groupe de gardes du corps bien armés qui l'aideront ce jour-là à pénétrer dans l'enceinte pourtant bouclée du Parlement ;
    - A la seconde où était annoncée en direct sur CNN la nouvelle de la démission du Président Shevarnadze (avant même d'être relayée par les médias géorgiens !), un imposant feu d'artifice spontané était tiré depuis les hauteurs de Tbilissi ;
    - Afin de soutenir l'objectif affiché par les nouvelles autorités géorgiennes de lutter contre la corruption dans la haute fonction publique, de grandes sociétés privées américaines (USD 3, 000,000) et Georges Soros lui-même (USD 2 ,000,000) vont financer le paiement des salaires du Président Saakashvili, du premier ministre Zhvania et du Président de l'Assemblée Burjanadze (USD 1,500) ainsi que ceux des ministres du gouvernement (USD 1, 200) .
    Après cette dernière réussite de la Révolution des Roses en Géorgie, Georges Soros déclare ouvertement qu'il souhaiterait étendre l'expérience du changement de régime démocratique et pacifique au continent africain… En attendant, on scrute avec impatience la nomination de Richard Miles à son prochain poste diplomatique. Dana Darbo

    Les Ossètes : qui sont-ils ?

    Les Ossètes sont un mélange de Sémites et d'Aryens.* C’est un peuple et non une ethnie.
    On peut remonter l’histoire du peuple Ossète au moins sur 30 siècles. Dans les années 40 avant Jésus-Christ, la réunification de la Scythie, qui s’étendait de la mer d'Azov jusqu'au Danube, fut achevé par le roi scythe Atéas. Après l’invasion des Goths, la Scythie donna naissance aux Alans. Une partie d’entre eux, rejoignant une nouvelle grande migration gagnèrent l’Afrique du Nord alors que l’autre partie s’arrêta aux contreforts du Caucase et s’y installa. Elle donna naissance à l’État féodal d'Alanie.
    Leur territoire envahit par les mongolo-tatares, les Alans survivants furent contraints de gagner la montagne et de se disperser dans ses gorges. Certains s’installèrent en Transcaucasie. Ils sont aujourd’hui les Nord- et les Sud-Ossètes. Pendant 15 siècles, leur histoire va être étroitement liée à celle des Russes slaves.
    « Le 25 septembre 1750, le peuple Ossète envoya une ambassade à Saint Pétersbourg, auprès de à l'impératrice Elisabeth Pétrovna, à laquelle ils déclarèrent que "le peuple Ossète tout entier souhaite devenir sujet de la couronne russe". Les cinq ambassadeurs Ossète et l'archimandrite Pakhomi prièrent l'impératrice d'autoriser les Ossètes à descendre de la montagne. L’autorisation étant accordée, les Ossètes s’établirent dans les plaines du Caucase du Nord.
    Aujourd’hui, bien que séparé par les montagnes, les Nord-Ossètes (qui vivent à l’intérieur des frontières russes) et les Sud-Ossètes (qui vivent en territoire géorgien) ont gardé des liens très forts avec leurs parents, communiquant étroitement, se rendant de fréquentes visites, se rencontrant lors de la célébration de nombreux mariages.
    Histoire récente :
    La paix qui régnait au sein du peuple Ossètes a été grandement perturbée par l’effondrement du régime soviétique. Le territoire occupé, jusque-là, par les Ossètes du Sud, est dévolu à la Géorgie. En 1989, des heurts interviennent entre les Ossètes du Sud, qui aspirent à l’autonomie, et le nouvel État de géorgien. La Russie intervient.
    En 1990, les Ossètes prennent l’initiative d’élire leur propre Parlement. Pour les punir, les dirigeants géorgiennes annulent leur statut de "région autonome". En décembre de la même année, débute la guerre entre Géorgiens et Ossètes du Sud.
    En Décembre 1991, le peuple des Ossètes du Sud proclame unilatéralement la "République indépendante" d'Ossétie du Sud.
    Le 19 janvier 1992, le parlement Ossète organise un référendum sur l'"indépendance" en Ossétie du Sud. Les habitants géorgiens de la région en sont exclus. 99,75 % des votants se prononcent pour l’indépendance.
    Le 24 juin 1992, la Géorgie et l'Ossétie du sud signe à un cessez-le-feu. Une force russe de maintien de la paix est acceptée par les deux signataires.  
    En Novembre 2003, une "révolution de velours" à Tbilissi (Géorgie), porte au pouvoir  Mikheïl Saakachvilile (réformateur pro-occidental).
    En Août 2004, après une offensive militaire en Ossétie du Sud, la Géorgie se retire du territoire Ossète.
    En Novembre 2006, les Ossètes du Sud votent en faveur de l'indépendance et du rattachement à la Russie.
    En Avril 2008, La Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud annoncent l'établissement de relations officielles.
    En Aout 2008, dans la nuit du 7 au 8 août, Tbilissi lance une attaque massive sur les positions Ossètes, aux alentours de la capitale séparatiste Tskhinvali.
    Le 7 août en fin d'après-midi, un représentant du Ministère de la Défense géorgien, Mamouka Kourachvili, justifier l’attaque géorgienne en déclarant que « le camp Ossète avait contredit la décision géorgienne de prévoir un cessez-le-feu général en mitraillant un village géorgien. Le camp géorgien a décidé de restaurer l'ordre constitutionnel dans toute la région. »
    Le 8 août, vers 1heure du matin selon les autorités Ossètes, l'armée géorgienne engage des tirs sur les milices séparatistes, dans la banlieue de la "capitale" Tskhinvali. L’attaque est suivie d’une opération d'envergure. Tskhinvali et encerclée par des blindés géorgiens. Selon les informations divulguées par les deux camps, 15 miliciens Ossètes et 10 soldats géorgiens auraient été tués. Dans la matinée du 8 août, les forces géorgiennes semblent s'être emparées de 8 villages Ossètes et font pression sur les quartiers périphériques de Tskhinvali.
    Pour dégager Tskhinvali de l’emprise des chars géorgiens, les forces russes de maintien de la paix présentes depuis 1992 interviennent. Elles font reculer les forces géorgiennes en dehors des limites de l’Ossétie du sud.
    Le mardi 26 août le président russe Dimitri Medvedev reconnaît l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie : l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Pour le président russe, "Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août (en lançant une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud). Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectifs politiques Il a ainsi fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation pacifique des Ossètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même état".
    Les intérêts géopolitiques et économiques
    L’Ossétie du Sud fait partie du Caucase du sud.
    Cette région géographique englobe les trois états qui la composent : l’Arménie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan.
    Coincés entre deux mers, la mer Noire et la mer Caspienne, devenues des rouages stratégiques, les trois pays du Caucase du Sud sont des éléments essentiels à la stabilité de la région. Ils sont situés au croisement de l’Europe, de l’Asie centrale et du Proche-Orient, frontaliers de la Turquie, de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et bordant la Russie qui constitue sa frontière nord (par le biais des républiques « autonomes » du Caucase à l’instar de la Tchétchénie, du Daghestan, de l’Ingouchie).
    Cette situation géographique fait des trois états du Caucase du sud des passages obligés de transit des carburants. Ils sont traversés par de nombreux oléoducs, gazoducs et, grâce aux gisements prometteurs de la mer Caspienne et du Kazakhstan, sont autant de débouchés gigantesques en direction des marchés européens.
    Ceci explique la politique de l’union européenne de diversification de ses importations et de sécurisation de ses sources d’approvisionnements énergétiques.
    Cette situation géographique, la richesse des sous-sols du Caucase du sud, expliquent en partie la Déclaration de Borjomi, signée, le 12 août 2005, par les présidents géorgien Mikhaïl Saakachvili et ukrainien Viktor Iouchtchenko. Cette déclaration annonçait la création d’une « Communauté de choix démocratique », allant de la mer Baltique à la mer Caspienne.
    Déclaration qui intervenait alors que des conflits dit « gelés » (Ossétie du Sud et Abkhazie en Géorgie, Haut-Karabakh), entraînait une course aux armements.
    Les infrastructures « énergétiques» :
    De nombreux oléoducs traversent le territoire des trois Etats caucasiens, en particulier le projet Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). De nombreux ports sont directement liés à l’exportation du brut venant de Bakou :
    Les ports de Poti, Batoumi, Soukhoumi , Soupsa, sont autant d’infrastructures dédiées à l’exploitation et au transport de pétrole et de gaz naturel. Autant de lieux habités, de cible en cas de conflit.
    Compte tenu de la crise pétrolière, de la pénurie que l’on connaît depuis 30 ans, il est évident que cette région, comme tant d’autres sur la planète, est la cible de toutes les cupidités.
    Conclusion
    Nous sommes donc face à un peuple légitime et historique habitant d’une région du monde, dont les membres ont été séparés par des frontières décidées politiquement sans leur accord, (souvenez vous de Berlin est et ouest ! Et des ravages humains, familiaux de cette situation ubuesque et arbitraire) qui a librement, légalement et démocratiquement décidé de son indépendance par rapport à la Géorgie. Cette dernière ne veut absolument pas la lui accorder d'ou les événements du 7/08/2008.
    Il est regrettable que les pays occidentaux, alors que la crise pétrolière, énergétique, se profile depuis une quarantaine d’années, préfèrent générer et attiser des conflits pour s’approprier une matière première polluante, alors qu’en 40 ans, l’argent investi dans ces conflits aurait pu l’être dans la recherche-développement d’énergies non polluantes. Certes, ses énergies ne présentent pas l’avantage d’enrichir de grands groupes. Il est probable que le lobby pétrolier occidental tire les ficelles en s’appuyant sur la crainte de l’Europe d’être sous le dictat énergétique de la Russie !
    Le peuple Ossète doit-il payer pour l’incurie des dirigeants des pays développés ? Sa liberté doit-elle être sacrifiée pour que nous gardions le droit de polluer toujours plus ?
    La reconnaissance, par la Russie, de l’indépendance de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud est un premier pas. Pour que le peuple Ossète retrouve la jouissance de l’intégralité de son territoire, il conviendrait que la Russie rende son indépendance à l’Ossétie du Nord et que l’ensemble des pays de la planète reconnaisse que l’Ossétie est un pays libre, indépendant et souverain.
    En savoir plus :
    « Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide », par G. Minassian** Paris - Autrement, collection Frontières, 2007, 188 pages.
    **Docteur en science politique et chargé de cours, chercheur au Groupe d’analyse politique (GAP) à l’université de Paris X Nanterre et chercheur au Centre d’études et de recherche de l’Ecole militaire (CEREM). Collaborateur de plusieurs revues : « Politique Etrangère » de l’IFRI, « Questions internationales » de la Documentation française et l’ »Annuaire français des relations internationales » du Centre Thucydide de l’université de Paris II Assas. Gaïdz Minassian publie également au "Monde.fr."
     
     *, d’après les travaux de Pfaff, et du chercheur russe Andreï Chegren.
    August 25

    Un message d'actualité!

    Le 8 Octobre 1998.

    Message au peuple des Etats-Unis d'Amérique :

    " Au nom de Dieu,

    Je vous envoie ce message aujourd'hui au nom de l'amour pour la liberté et la paix du peuple d'Afghanistan, au nom des Moudjahidine combattants de la liberté qui ont résisté et battu le communisme soviétique, des hommes et des femmes qui résistent toujours à l'oppression et à l'hégémonie étrangère, et au nom de plus d'un million et demi de martyrs afghans qui ont sacrifié leurs vies pour soutenir quelques unes des valeurs et idéaux communs à bien des Américains et des Afghans. Nous sommes à un moment crucial et unique de l'histoire de l'Afghanistan et du monde, un moment où l'Afghanistan traverse encore un autre seuil et connaît une nouvelle période de lutte et de résistance pour assurer sa survie en tant que nation libre et Etat indépendant.

    J'ai passé ces vingt dernières années, la plupart de ma vie d'adolescent et d'adulte, aux côtés de mes compatriotes, au service de la nation afghane, à mener une dure bataille pour préserver notre liberté, notre indépendance, notre droit à l'auto-détermination et à la dignité. Les Afghans ont combattu pour Dieu et leur pays, seuls parfois, avec l'aide de la communauté internationale à d'autres moments. Contre toute attente, nous, le monde libre et les Afghans, avons arrêté et contrecarré l'expansionnisme soviétique il y a de cela dix ans. Mais les habitants attaqués de mon pays n'ont pu savourer les fruits de la victoire. Au lieu de cela, ils furent jetés dans un tourbillon d'intrigues étrangères, de supercheries gigantesques, et de querelles intestines. Notre pays et notre noble peuple furent brutalisés et victimes d'une avidité qui n'avait pas lieu d'être, d'intentions hégémoniques et de l'ignorance. Nous, Afghans, avons aussi fait des erreurs. Nos défauts sont des conséquences de notre innocence politique, de notre inexpérience, notre vulnérabilité, des représailles, des querelles et d'hommes bouffis d'orgueil. Mais cela ne justifie en aucune façon ce que certains de nos prétendus alliés de la guerre froide ont fait pour saper cette juste victoire et déclencher leurs plans diaboliques de destruction et d'assujettissement de l'Afghanistan.

    Aujourd'hui, le monde voit et perçoit clairement les résultats de méfaits aussi inconsidérés. Le Sud de l'Asie Centrale est plongée dans les troubles, et des pays sont au bord de la guerre. La production illégale de la drogue, les activités et les organisations terroristes y sont en hausse. Des massacres de masses à motivation ethnique ou religieuse, des déplacements forcés de populations ont lieu, et les droits de l'homme et de la femme les plus élémentaires sont violés sans vergogne. Le pays a été graduellement occupé par des fanatiques, des extrémistes, des terroristes, des mercenaires, des mafias de la drogue, et des assassins professionnels. Une faction, les Talibans, qui ne représente en aucune manière l'Islam, l'Afghanistan ou notre héritage culturel vieux de plusieurs siècles, a exacerbé cette situation explosive. Ils refusent obstinément de parler ou d'obtenir un compromis avec la moindre autre partie afghane.

    Malheureusement, cette sombre réalisation n'aurait pu se matérialiser sans l'aide et l'implication directe de cercles gouvernementaux et non-gouvernementaux influents au Pakistan. En dehors de l'aide logistique, du fuel et des armes reçues du Pakistan, nos services de renseignement indiquent que plus de 28 000 citoyens Pakistanais, incluant du personnel paramilitaire et des conseillers militaires sont parties prenantes dans l'occupation des Talibans dans plusieurs régions d'Afghanistan. Actuellement, nous tenons dans nos camps de prisonniers de guerre plus de 500 citoyens pakistanais incluant du personnel militaire. Trois problèmes majeurs - le terrorisme, la drogue et la question des droits de l'homme - ont leur origine dans les zones tenues par les Talibans, mais furent engendrés à l'instigation du Pakistan, formant ainsi imbriqués les angles d'un triangle funeste. Pour beaucoup d'Afghans de toutes ethnie ou religion, l'Afghanistan est un pays à nouveau occupé, pour la deuxième fois en dix ans.

    Laissez-moi corriger un certain nombre d'affirmations fallacieuses propagées par les commanditaires des Talibans et leurs lobbies à travers le monde. Dans le court et le long terme cette situation ne profitera à personne, même en cas de contrôle total par les Talibans. Il n'en résultera pas la stabilité, la paix et la prospérité de la région. Le peuple d'Afghanistan n'acceptera pas un régime si répressif. Les pays de la région ne se sentiront jamais en sécurité. La résistance ne cessera pas en Afghanistan. Elle prendra au contraire une nouvelle dimension nationale, englobant les Afghans de toutes les ethnies et de toutes les strates sociales.

    Le but est clair. Les Afghans veulent regagner leur droit à l'autodétermination au moyen d'un processus démocratique ou traditionnel acceptable pour notre peuple. Aucun groupe, aucune faction, ni aucun individu n'ont le droit de dicter ou d'imposer leur volonté par la force ou la procuration sur les autres. Mais, d'abord, les obstacles doivent être repoussés, la guerre doit cesser, une paix juste doit être établie ainsi qu'une administration de transition visant à former un gouvernement représentatif.

    Nous voulons tendre vers ce noble but. Nous considérons comme de notre devoir de défendre l'humanité contre le fléau de l'intolérance, de la violence et du fanatisme. Mais la communauté internationale et les démocraties du monde ne devraient pas perdre un temps qui est précieux, et devraient jouer leur rôle critique pour aider de toutes les manières possibles le valeureux peuple d'Afghanistan à venir à bout des obstacles qui existent sur le chemin de la liberté, de la paix, de la stabilité et de la prospérité.

    Une pression effective devrait être exercée sur les pays qui se dressent contre les aspirations du peuple d'Afghanistan. Je vous convie instamment à engager des discussions constructives et substantielles avec nos représentants et tous les Afghans qui peuvent et veulent s'entendre dans un large consensus en faveur de la paix et de la liberté pour l'Afghanistan.

    Avec l'assurance de tout mon respect et mes meilleurs voeux pour le gouvernement et le peuple des Etats-Unis ".

    Ahmad Shah Massoud.
    ://lavenircestmaintenant.skyrock.com/


    Ministre de la Défense, Etat Islamique d'Afghanistan.

    Tout le monde n’est pas Tolstoï…Bernard Henri Lévy encore moins que les autres !

    Il nous avaient déjà « fait le coup » du témoin – journaliste –philosophe –écrivain, il y a quelques années (2006)en décrivant des bombardements qui, d’après lui avait lieu en Israël, alors que l’essentiel des bombardements avait lieu au Liban ! Et voilà que, dans un article du journal « le Monde », Bernard Henri Lévy nous décrit sa vision de « Guerre et Paix en Ossétie ».

    Le seul petit problème c’est que l’article, ou le témoignage, où le récit (on ne sait plus trop bien à quoi on a affaire) de Bernard Henri Lévy ne concordent pas totalement avec la vérité du terrain, telle que d’autres témoins, présents au moment des faits, la rapportent. Ce que démontre parfaitement les différents articles parus sur le site rue89, le 22/08/2008 ,dont je vous livre un extrait :

    « Qu’on l’apprécie ou non, il faut reconnaître que Bernard-Henri Lévy, qui s’est rendu la semaine dernière en Géorgie, ne manque ni de courage, ni de convictions. Mais BHL n’est pas un journaliste, et le récit qu’il a rapporté pour Le Monde, titré « Choses vues dans la Géorgie en guerre », est à prendre avec des pincettes. Ainsi, lorsque BHL déclare qu’il est arrivé à Gori mercredi 13 août et qu’il a vu une ville « brûlée », il affabule. Il n’a pas réussi à entrer dans la ville.

    Rue89 a entrepris de faire ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact-checking », une vérification des informations livrées par un reporter. Ce que BHL n’est pas : il est présenté dans le quotidien comme « philosophe et essayiste » et son récit a été prudemment rangé sous l’étiquette de « témoignage ». Il n’en reste pas moins que ce récit occupe deux pages au centre d’un journal jouissant d’une autorité certaine en matière d’information internationale.

    Deux jours et demi de balade, dans la confusion de la guerre »

    Pour lui l’ article dans son entier

    Pour lire les précisions que Raphaël Glucksmann

    Outre le fait que je n’apprécie que très moyennement les écrits de Bernard Henri Lévy, que je ne considère ni comme un journaliste, ni comme un philosophe (ce qui somme toute ne regarde que moi et n’a que très peu d’importance), il me semble que la place que le journal « le Monde » donne à ce « pseudo témoignage » est inadmissible.

    Comment, en effet considérer autrement que comme la vérité absolue la description que fait ce monsieur témoins des incendies dans la ville de Gori ?

    Ses descriptions laissent à penser que l’armée russe a totalement détruit la ville est massacrée ses habitants « l’odeur, légère, de putréfaction et de mort »…

    Cet homme Ce témoins a-t-il conscience de l’émotivité ambiante actuelle de l’opinion publique ?

    Cet homme a-t-il conscience de l’impact de ces propos sur un lecteur mal, ou pas informé, de la situation réelle de l’Ossétie ?

    N’était-il pas possible à Alain Frachon, directeur de la rédaction du monde, de faire précéder la publication du témoignage de Bernard Henri Lévy d’un avertissement aux lecteurs, stipulant que le témoignage venait d’un romancier ?

    On aurait alors compris que l’auteur se prenait pour Chateaubriand prétendant avoir vu le Mississippi ! Ou qu’il avait tenté désespérément d’écrire une page « à la Tolstoï» décrivant les grandes batailles napoléoniennes pendant la guerre de Russie ! Ce qui n’est qu’affabulation aurait pu alors passer sous l’excuse du lyrisme ! Mauvais lyrisme bien entendu, n’est pas Tolstoï qui veut… Surtout pas un « nouveau philosophe » !

     

    Ceci me fait penser à ce que disait Gilles Deleuze en mai 1977, entre autre, sur le sujet des nouveaux philosophes, dans un supplément au numéro 24 de la revue bimestrielle Minuit.

    A propos des nouveaux philosophes et d’un problème plus général par  Gilles Deleuze

    « - Que penses-tu des « nouveaux philosophes » ?

     Rien. Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis..., moi, en tant que soldat du Christ..., moi, de la génération perdue..., nous, en tant que nous avons fait mai 68..., en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants... »). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. On essaie de former des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. Et on essaie de dégager des fonctions créatrices qui ne passeraient plus par la fonction-auteur (en musique, en peinture, en audio-visuel, en cinéma, même en philosophie). Ce retour massif à un auteur ou à un sujet vide très vaniteux, et à des concepts sommaires stéréotypés, représente une force de réaction fâcheuse. C’est conforme à la réforme Haby : un sérieux allègement du « programme » de la philosophie. »

    La suite de l’entretien est délectable, en particulier l’analyste de Gilles Deleuze sur la relation entre la presse, les écrivains, les intellectuels et, en général, les artistes. Elle est à découvrir ici : http://multitudes.samizdat.net/spip.php?article1199

    Démocratie, de quoi parle-t-on ?

    On en parle actuellement au sujet de l'Ossétie, de l'Afghanistan et de l'Irak. On n'en parle également au sujet de certains pays d'Afrique. C'est le mot clé des actions entreprises : Rétablir (ou établir) la Démocratie dans ces zones géographiques.
    C'est au nom de la Démocratie qu'on engage nos armées dans des pays souverains, au prétexte que ces derniers ne sont pas démocratiques, qu'ils ne respectent pas les droits de l'Homme. Démocratie et droits de l'homme sont inextricablement liés.
    Très souvent, force est de constater que ces pays ont un sous-sol extrêmement riche en matières premières, sont habitées par une population dont la religion (le système de croyance, la culture, les valeurs) n'est pas forcément celle des pays qui les envahissent, prétendant leur amener le "confort démocratique".
    Il n'entre pas dans mon propos, dans le présent billet, d'analyser cette interventionnisme.
    Il m'apparaît avant tout primordial de comprendre de quelle Démocratie nous sommes si fiers que nous voulons l'imposer, par la force parfois, aux autres ?
    S'agit-il :
    • De cette Démocratie représentative qui, après un siècle de mise en œuvre dans les pays les plus riches de la planète, aboutit à la confiscation de la souveraineté du peuple par une élite bien aussi incapable que le citoyen lambda d'agir, de juger, de penser et de vouloir au nom du bien commun ?
    • De cette Démocratie représentative qui petit à petit a confisqué la souveraineté populaire au profit d'une souveraineté nationale dévoyée, proie de tous les lobbys économiques, financiers, religieux ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle les élus, alors qu'ils devraient faire preuve d'abnégation, d'absence d'égoïsme, de préjugés, ne sont qu'esprit de clans, partisans et ne briguent la délégation élective que pour les avantages matériels, sociaux et financiers qu'elle procure ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle le citoyen n'est que celui qui paie les frais de décisions politiques irresponsables et qui met un bulletin de vote pour désigner les élus ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle, petit à petit, on introduit, sous des prétextes sécuritaires, de plus en plus de moyens de contrôles des citoyens, de leurs opinions et actions politiques ou syndicales ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle les citoyens n'ont pas de contrôle direct sur ls décisios prises et les actions entreprises et, par le fait, n'ont aucun sentiment de responsabilité, de prise direct sur leur vie et celle des leurs proches ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle il y a prise de pouvoirs par des idéologues trop fanatiques ou par des capitalistes trop avides, sans qu'aucun contre pouvoir ne puisse s'y opposer ?
    • De cette Démocratie représentative dans laquelle la Peur du pouvoir, de l'autorité, du manque, prédomine et assujetti le plus grand nombre ?
    Ou bien :
    • D 'une Démocratie que nous idéalisons et qui n'a rien à voir avec la démocratie factuelle que je décris ci- dessus ?
    • D'une Démocratie souhaitée, que nous savons ne pas posséder, mais que nous aimerions tant que d'autre puisse mettre en œuvre ? Comme si la démocratie était un rêve que nous savons réalisables, mais pas chez nous.
    • D'une Démocratie directe ou participative dans laquelle personne n'est mis au ban de la société, jeté à la rue, exclu de tout par son propre État souverain ?
    • D'une Démocratie directe ou participative dans laquelle chacun est responsable des engagements, décisions qu'il a pris, du simple citoyen au président de la république ?
    • D'une démocratie dans laquelle on ne cherche pas à contraindre hommes, femmes et enfants par la doctrine et la propagande, mais dans laquelle l'appel à l'intelligence, à la créativité, à l'initiative et à l'autonomie sont favorisés ?
    • Qu'une démocratie dans laquelle le contrat social et politique est conçue de telle sorte que chacun, quelque soit l'état de sa fortune, de sa situation sociale, puissent accéder, librement et sans contrainte, à ses droits de citoyens et bénéficier, au même titre que les autres, de la liberté, de l'égalité et de l'entraide ?
    • D'une démocratie dans laquelle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif travaillent au bien commun et non au bien de certains ?
     
    Je sais bien qu'ici même, en France, certains pense que cette Démocratie représentative, ce n'est pas si mal et, du coup, soutiennent les politiques qui veulent l'imposer à d'autres cultures et pays ! Un peu comme ces gens qui, malheureux en ménage, mais incapable de vivre seule, tentent désespérément de convaincre leurs amis célibataires se marier !
    Je sais bien qu'ici même, en France, certains pensent qu'il est inéluctable, humain, que des erreurs soient commises, des fautes d'appréciation, de jugement en découlent. Faut-il pour autant toujours répéter ces erreurs, ne pas punir ces fautes ? Faut-il pour autant les imposer à d'autres ? A quel titre? De quel droit ?
    Je sais bien que parmi nous, d'aucuns pensent que nul n'est parfait. Cela est certain, et c'est bien parce que nul n'est parfait qu'il faut se garder de la prétention de détenir "la" vérité, de connaître le seul moyen d'être heureux, le seul vrai système politique dans lequel des hommes puissent vivre.
    Je sais bien, aussi, qu'il se commet, dans certains de ces pays dans lesquels l'interventionnisme fait rage, des abominations, des jugements arbitraires, des actes de barbarie. Très curieusement, on se garde d'intervenir dans d'autres pays où les mêmes abominations, jugements arbitraires, actes de barbarie sont commis. L'équité n'est-elle pas un fondement de la démocratie ?
     
    Mais je sais aussi que le camp de Guantanamo a été décidé, créé, géré, par une démocratie représentative, au nom de la démocratie et avec l'accord de toutes les démocraties occidentales. Je sais aussi que dans ce camp sont enfermés, torturés, jugés, des enfants et des hommes en dépit des règles les plus élémentaires de justice et en infraction caractérisée au droit international. Le respect de la loi commune n'est-elle pas un fondement de la démocratie ? Le respect des droits de l'homme n'est-il pas lié à la démocratie ?
    Mais je sais aussi, qu'en Afghanistan, au moment même où des soldats, intervenant au nom de la démocratie, étaient tués, une femme était condamnée à la lapidation. Des années de présence de grands démocrates sur cette terre afghane n'auront finalement pas changé grand-chose pour le peuple afghan, si ce n'est qu'en plus de la contrainte religieuse, ils sont maintenant soumis aux bombardements, au tir croisé et voient leur pays ruiné. Le respect de la liberté des uns comme des autres n'est-il pas un fondement de la démocratie ?
    Je sais également que, si nul ne peut être parfait , lorsqu'on a la prétention d'imposer aux autres son idéal, lorsqu'on veut être reconnu comme ayant le droit de le faire, non pas au sens légal du terme mais au sens moral, il est absolument nécessaire d'être irréprochable, incorruptible, intellectuellement honnête, humainement sans préjugés.
     
    La démocratie qui règne actuellement dans les pays les plus riches du globe, est loin d'avoir ces qualités.
    Il ne faut donc pas s'étonner que ceux à qui on tente de l'imposer ce rebellent.
    Il ne faut donc pas s'étonner que ceux qui aspirent à une démocratie beaucoup plus respectueuse des choix de tous, et non des choix d'une élite au pouvoir, à une démocratie ou la souveraineté populaire ne serait pas rabaissée, maltraitée, au profit d'une parodique souveraineté nationale.
    Il ne faut donc pas s'étonner que ceux la n'approuvent en rien l'interventionnisme pseudo démocratique qu'on leur demande de soutenir intellectuellement, moralement et financièrement.
     
    August 10

    Journée d'action du 10 novembre 2008

    Vous souhaitez participer à la préparation de la journée d'action du 10 novembre 2008?
    Des comités locaux sont mis en place. Vous trouverez leur coordonées en suivant le lien: http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/post/2008/07/23/Appel-a-constitution-des-CdR ou en cliquant sur le lien de la liste Actions intitulé "contacter votre comité départemental...".
    August 09

    J'aime le golf !

    Comme promis à Claire MT3 ( je ne t'oublie pas Claire, tu vois !) , je vais tenter d'expliquer pourquoi j'aime le golf.
    Je sais bien, pour mes amis écologistes, les terrains de golf sont une catastrophe. Toute cette herbe a arroser en puisant dans les ressources naturelles, à engraisser avec des produits chimiques, pour satisfaire un petit nombre de privilégies, c'est du gaspillage inutile.
    Ce à quoi je réponds que bon nombre de golfs, désormais, disposent de réservoirs d'eau de pluie, de grands étangs, dans lesquelles ils puissent pour arroser les terrains et les jardiniers utilisent de plus en plus les engrais naturels pour fertiliser les greens.
    J'ajouterai que les golfs, situés aux frontières des villes, sont, dans certains cas, les seuls endroits où l'on peut se promener sous les arbres.
    Enfin, je signale une pratique régulière du golf produit des effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire, et, si elle n'est pas suivie de repas pantagruéliques, permet une bonne gestion de son poids. Indirectement, cela aura une incidence sur la consommation de médicaments (dont la fabrication est extrêmement polluante).
    Ceci étant dit, passons au sujet : pourquoi j'aime le golf.
    • J'aime le golf parce que c'est un sport individuel qui permet d'échapper à une société omniprésente, "omni pesante".
    • J'aime le golf, parce que c'est un sport de précision d'action, et malgré tout de détente, qui oblige à une grande concentration sur une durée brève.
    Un sport individuel.
    Je n'ai rien contre les sports collectifs, j'en ai pratiqué depuis ma plus tendre enfance. J'en connais les tenants et les aboutissants, leur intérêt en matière de socialisation, d'entraide.
    Ce qui me gêne dans les sports collectifs, c'est que la responsabilisation individuelle n'est, trop souvent, mise en évidence qu'en cas d'échec d'une action. L'effort individuel est noyé dans la masse.
    La valorisation d'une réussite individuelle est très rare, quand elle existe, elle aboutit à une « glorification » qui me déplaît. Dans un sport collectif, l'individu peut très rarement s'évaluer.
    Au golf, on s'évalue perpétuellement, seul, sans les autres. Rien ne sert de tricher, de se voiler la face, on est obligé de constater son propre résultat.
    Lorsqu'on pratique le golf, on est seul responsable du résultat qu'on obtient à la fin d'un parcours, comme à chaque trou. On est seul face à un terrain, certes façonné et entretenu par des hommes, qu'on doit analyser, évaluer, anticiper avec ses propres moyens. Si on fait mal ce travail préalable, en aucun cas, on ne peut reporter la faute de l'échec sur le mauvais choix technique ou stratégique d'un autre. C'est parce qu'il aboutit à la responsabilisation de l'acte individuel que j'aime le golf.
    Le golf se joue souvent en partie de deux à quatre personnes. Chacun jouant pour lui-même, il n'y a pas à se mettre d'accord entre joueurs sur une stratégie quelconque (sauf si on en a décidé ainsi au départ, ce qui est eu fréquent). On partage simplement 18 trous consécutifs. On n'est même pas obligé de se parler entre joueurs partageant un même parcours !
    Une partie de golfs durant environ 2 h 30, cela permet de se promener tranquillement dans le calme et très souvent le silence (crier et courir étant strictement interdit sur un parcours de golf). Ces 2 h 30 qui permettent d'échapper à une société omniprésente, souvent pesante, sont un moyen de récupérer mentalement et physiquement extrêmement appréciable.
    Un sport de précision, d'action et de détente.
    Jouer au golf consiste envoyer une balle, de la taille approximative d'une balle de ping-pong, le plus près possible d'un trou, guère plus grand que la balle, situé à une distance pouvant varier de 150 à 500 m. Ce trou, savamment défendu par une série d'obstacles divers et variés, est situé sur le green, et signalé par un drapeaux. Toute la subtilité du jeu consiste à parvenir à mettre la balle dans trou en la touchant, avec ses fers, le moins de fois possible (ça s'appelle un coup). Croyez-moi, c'est bien plus difficile que de mettre un ballon de football dans les buts !
    • Ca demande d'analyser la distance, la nature du terrain, du vent, des obstacles et de prendre en compte tut ces paramètres avant de jouer sa balla. Il faut donc élaborer une stratégie, à chaque trou.
    • Ca demande une extrême connaissance de sa propre puissance d'analyse est un excellent contrôle du dosage de sa propre force physique.
    • Ca demande une coordination des gestes extrêmement importante.
    • Paradoxalement, ça demande, une fois qu'on a pris toutes les informations nécessaires, de savoir très vite se relaxer avant d'envoyer la balle.
    En résumé, il faut se bien connaître et bien utiliser ses capacités pour pouvoir jouer au golf en s'amusant. Cela demande un effort intense mais bref, qu'il n'est pas nécessaire de maintenir tout le long des 10 km d'un parcours de golf. Il ne se justifie que chaque fois qu'il faut taper la balle pour l'approcher du trou. Cela laisse énormément de temps pour se détendre, observer la nature qui nous entoure et marcher à un bon rythme.
    Je fais partie de ses « pratiquants » que ni la pluie ni un soleil torride n'arrêtent. Seuls certains terrains hyper pentus peuvent m'impressionner.
    J'ai attrapé le virus du golf il y a maintenant 20 ans. À l'époque, j'étais très réfractaire à se sport « de riches ». Le prix, et les personnes qui pratiquaient ce sport, étaient rédhibitoires à mes yeux.
    • Force est de constater que l'abonnement annuel et l'investissement en matériel ne coûte guère plus cher, si l'on sait être raisonnable, que pour un autre notre sport (sauf en région parisienne).
    • Force est de constater que les personnes que j'ai côtoyées, en pratiquant le golf, de sont pas plus ni moins pire que les autres.
    Ce que m'a apporté le golf en matière d'autocontrôle, d'auto évaluation, de connaissance de moi, de confiance en moi, de santé physique et mentale, de plaisir, est incomparable avec ce que la pratique d'autres sports a pu m'apporter. Ceci va bien au-delà de la satisfaction que peut produire l'utilisation, le contrôle, de sa force physique, qu'un sport plus mécanique procure.
    C'est un sport un peu physique et très mental. Je crois que c'est pour cela qu'il me plait tant. Le résultat n'est jamais acquis. On peut être brillant un jour et la semaine suivante enchainer les échecs.
    C'est un sport de compétition…contre soi même qui, ne nécessitant pas une grande endurance, peut se pratiquer pendant de très nombreuses années.
    Qui plus est, je trouve que cet acharnement de tous joueurs de golf à vouloir obliger cette petite balle, souvent contre son grès, à aller dans un trou, a un côté dérisoire qu'il n'est pas inintéressant philosophiquement.
    Le golf n'est-il pas la meilleure illustration de la vie ?

    Résistant, rebelle, terroriste

    Farid à lancé un débat très important et intéressant sur la résistance.

    • Ce débat prend tout son sens à l'heure actuelle, alors que la police française ne s'est pas pliée à une décision de justice autorisant la manifestation de Reporter sans frontière.
    • Ce débat prend tout son sens alors que se prépare l'action du 10 novembre 2008
    En effet, un débat sur le mot et la forme ne saurait avoir d'intérêt que s'il amène à se poser des questions de fond. Les mots ont un sens (et même plusieurs) et un impact émotif, psychologique et culturel sur l'auditeur, le lecteur. Réfléchir sur ce que le mot veut dire permet d'en envisager tous les sens possibles. Nous ne sommes faits, intellectuellement, que de mots, d'assemblages de mots, de concepts et c'est ce qui nous mène à l'action, à la réaction ou à l'inaction.
    En Europe, le mot résistance bénéficie encore d'un fort capital positif, lié à notre passé récent. C'est grâce à l'action conjuguée des résistants et des alliés que l'Europe a été libérée du joug nazi. Il y a une quasi sanctification de l'acte et du mot Résistance. Sanctification qui fait qu'on a quelques difficultés à le ramener à ses sens « non historique », comme l'a fait si bien Farid.
    Il faut cependant bien qualifier les actions et réactions des nombreux peuples qui, ces 50 dernières années, résistent contre des invasions territoriales répétées, contre des agressions non dissimulée. Deux mots sont privilégiés : Rebelle et terroriste.
    • Le rebelle n'est généralement pas bien perçu. C'est quelqu'un d'ingérable, de révolté, d'hostile...voire d'immature (l'adolescent rebelle en est le meilleur « porte drapeau »). Autant de défauts qui, dans nos sociétés d'ordres et de sécurité, génèrent une forte méfiance, une antipathie, une envie de le dompter, de le remettre dans le rang !
    • Le terroriste, lui, c'est encore pire, il fait carrément peur, est imprévisible, violent. C'est un "nuisible" qu'il faut éradiquer.

    Ainsi, alors que nous avons respect et admiration pour nos parents et grands parents qui résistèrent, sommes nous amenés à n'avoir que répulsion, peur et dégout, contre d'autres êtres humains qui ne font que défendre leurs droits contre des envahisseurs.

    Ainsi, comme le souligne Farid, sommes nous tétanisés à l'idée de mener le même type d'action que nos ancêtre, alors que nous percevons clairement que nous sommes face à une invasion caractérisée de notre espace vital commun.
    Pour abonder dans les exemples des actes de résistances actuels et de leur présentation médiatique, je prendrais l'exemple tchétchène. Cas typique d'une invasion territorial d'un pays souverain par un autre pays (ça devrait convenir à Falconhill!). Cas typique d'utilisation par les médias de qualificatifs "orientants".
    Médiatiquement, dès le premier jour de cette invasion ( dont on c'est bien gardé de dire le nom), les habitants du pays qui ont refusé le fait accompli, n'ont pas été présentés comme des résistants ( la référence historique du mot, aurait sans doute permis aux européens les plus anciens de faire le parallèle avec leur vécu et donc d'aboutir à l'idée d'une invasion territoriale!). On les a qualifiés de rebelles, puis leurs actes devenant de plus en plus violents et ciblés sur l'armée russe, de terroristes.
    Et pourtant leurs actions n'étaient-elles pas justifiées, de plein droit ? N'y avait-il pas annexion, par la force, de territoires, de richesses, de souveraineté nationale et populaire.
    • Intéressant l'emploi de ces deux qualificatifs, rebelles et terroristes, par les médias et le monde des « politiques » ! Révélateur du monde qu'ils nous préparent.
    • Intéressant, également, que nous acceptions tout cela massivement « sans broncher ».
    Cela vient-il d'une déficience psycho-physiologique ?
    Sommes-nous victime d'un lent travail de « mise au pli » psychologique qui viserait à éradiquer toute pulsion réactive ?
    Les réponses n'arriveront jamais. Seul le constat est possible. Nous résistons de moins en moins, que ce soit aux attaques virales, comme aux attaques mentales et culturelles. D'aucun parlerait de fin de race ou de fin de civilisation…

    August 07

    Piqure de rappel : Résistance !

    Je sais, c'est l'été, nous avons tous tendance à nous ramollir un peu sous l'effet de la chaleur et de la fatigue accumulée dans l'année écoulée.
    Mais l'été c'est aussi le temps des vacances, le temps du non travail économique, rentable, monnayé. C'est le temps ou l'on peut se consacrer à autre chose qu'à gagner sa vie…enfin pour tous ceux qui ont encore un emploie.
    L'été, c'est le temps des loisirs, de la lecture et c'est, je le souhaite, pour beaucoup, le moment ou on peut prendre le temps de réfléchir.
    La rentrée, le retour de vacance, va être pour nombre d'entre nous, l'occasion de se prendre un énorme "coup de bambou" sur le coin de la tête et du porte monnaie. A part pour les plus masochistes, je ne pense pas que ce "coup de bambou" soit un plaisir.
    F.Fillon l'a dit le lendemain du vote pour la réforme constitutionnelle : Les réformes vont pouvoir s'accélérer.
    Ainsi donc, certaines réformes, largement entamées pendant le premier semestre 2008, vont être menées à bien, à marche forcée, bon gré malgré.
    Il en sera ainsi :
    • De la réforme du Travail : les contrats et le temps de travail, le chômage.
    • De la réforme de la Santé : carte hospitalière et financement des soins.
    • De la réforme de l'Education : Programmes scolaires, diplômes et médias.
    • De la réforme des droits de l'Homme et du Citoyen : fichages informatiques des libertés individuelles de pensées et d'agir, fichage politique et syndicales au prétexte de « sécuritarisme » présent et à venir.
    Toutes ces réformes se justifient officiellement par l'objectif de relancer l'économie de notre pays. Pour notre bien en quelque sorte ;-)
    Les méthodes utilisées ressortent d'une idéologie dite « néolibérale », qui n'est, en fait, qu'une mise en coupe sombre des acquis sociaux des cents dernières années.
    • Devons nous accepter, au nom d'un pseudo équilibre des comptes de la Nation, que les droits fondamentaux des individus qui la composent soient supprimés ?
    • Devons nous accepter, alors que nous savons les comptes de la Nation sont rendus tellement opaque qu'il est impossible de les contrôler (alors que nous savons que les préconisations de l'organisme chargé de ce contrôle ne sont jamais suivies d'effets), que le Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 soit totalement détruit ?
    • Devons nous céder à cette logique comptable qui nous envahit et nous laisse démunis et sans recours ?
    Nous sommes, depuis un an, en phase active d'acculturation.
    Une culture, une idéologie étrangère à notre culture, à nos idéaux s'installe petit à petit dans les esprits de nos gouvernants et du peuple français, l'envahit. Cette phase active est le fruit d'un lent processus de préparation des mentalités qui a commencé il y a environ 20 an, au sein de nos entreprises.
    Certes notre pays n'est pas, comme lors de la dernière guerre mondiale, occupé physiquement par un envahisseur.
    L'invasion n'est pas physique, elle est idéologique. Et de toutes les invasions, c'est la plus dangereuse car elle est pernicieuse, sournoise et se propage lentement mais surement.
    Comme dans toute invasion, un petit nombre tirera « les marrons du feu », mais personne ne sera à l'abri des conséquences. Tel qui se pense protégé aujourd'hui, pourrait être en grand regret dans deux ou trois ans de n'avoir rien fait pour s'opposer.
    • Pouvons-nous rester sans lutter contre cette idéologie dangereuse qui rabaisse l'humain à un simple élément de productivité, à un élément couteux pour la Nation ?
    • Pouvons-nous accepter, alors que nous pouvons constater les effets désastreux (tant moralement qu'économiquement) que cette idéologie a produit dans d'autres pays depuis 20 ans, de tomber sous son joug ?
    • Pouvons-nous accepter, sans en débattre et nous battre, que l'héritage social que nous ont laissé les générations précédentes soit détruit au prétexte qu'il est couteux ?
    • Pouvons-nous accepter de ne laisser à nos descendants qu'un pays déshumanisé, robotisé dans lequel ils ne seront que les serfs du marché mondial ?
    Ce deuxième semestre 2008 est celui de grands choix pour chacun d'entre nous, comme le fut le début de l'année 1944 pour nos parents et grands-parents. Après, il sera trop tard. Les lois votées, décrétée seront mises en applications. Les médias en assureront la propagande afin de parfaire l'acculturation générale. La nouvelle culture se sera imposée.
    • Lutte ou résignations, Action ou inaction tel sont les choix qui s'offrent à nous.
    • Subir et accepter, ou résister à une politique, une idéologie, une logique, dangereuse pour la vie, la santé, l'éducation du plus grand nombre d'entre nous.
     
    Pour finir, je rappelle le texte de l'appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944
    « Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
    Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
    Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :
    • Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 :
    Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ?
    Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
    • Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
    • Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
    Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
    « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. »
    Signataires :
    Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey. »- 24/10/2007
    August 05

    Indépendance et autonomie

    Indépendances et autonomies sont des termes employés couramment pour désigner les qualités d'une personne, un groupe de personnes ou d'un État.
    Indépendance :
    Dans sa définition courante, le mot «indépendance» est utilisé pour caractériser l'état d'une personne de libre de toutes dépendance.
    On désigné ainsi la capacité de la personne à être souverain au plan des idées, des sentiments, de la motricité et des habitudes de vie.
    Le terme d'indépendance est également utilisé en politique. Il caractérise la condition d'un État qui ne relève pas d'un d'un autre.
    Parler d'indépendance, c'est parler et d'une « manière d'être » d'une personne ou d'une communauté.
    En résumé, quelqu'un d'autonome est quelqu'un qui s'administre lui-même qui est libre, souverain. ,
    Autonomie :
    Etre autonome, c'est se passer de l'aide d'autrui. C'est avoir les possibilités physiques et mentales de se gouverner par ses propres moyens, de subvenir à ses besoins personnels.
    En médecine l'autonomie porte plutôt sur les fonctionnalités du corps. En matière d'éducation, de pédagogie, d'apprentissage, l'autonomie porte sur les fonctionnalités corporelles et intellectuelles.
    En politique, l'autonomie désigne la possibilité qu'un groupe, une communauté, ont de s'administrer librement. Cette possibilité leur est donnée par un pouvoir central, dans les limites d'une tutelle administrative ou constitutionnelle.
    Parler d'autonomie, c'est parler d'une fonctionnalité acquise par une personne ou une communauté.
     
    • Dans l'absolu, ses deux synonymes correspondent à ce que devrait être de tout individu épanoui. Tout adulte devrait pouvoir être indépendant, autonome.
    • Dans la réalité, le quotidien de chacun d'entre vous, il en va tout autrement. Nous vivons en société.
    Nous vivons dans un monde ou l'économie, sa doctrine, ses méthodes, règle notre vie.
    Nous vivons dans un monde d'économie mondialisée.
    Dans ce monde-là, l'indépendance absolue est impossible, l'interdépendance est la loi.
    Dans ce monde-là, l'autonomie de production (autarcie) est impossible, le marché est la règle.
    Il me paraît intéressant de revenir sur ces concepts qui sont, ce me semble, des corollaires d'indépendance et autonomie.
    Autarcie
    En grec, autarcie signifie « qui se suffit à soi-même ».
    Certains foyers peuvent choisir un mode de vie dans lequel ils produisent une grande partie de ce qu'ils consomment à fin de ne recourir que très peu au commerce.
    C'est un concept économique. Vivant en autarcie, c'est autour produire la plus grande partie de ce qu'on a besoin de consommer. C'est réduire au strict minimum les importations, à fin de réduire le plus possible les dépenses importations. C'est vivre en économie fermée.
    L'autarcie permet d'établir un équilibre économique intérieur.
    C'est une situation idéale, idéalisée. Aucun État n'est parvenu durablement à établir un tel système.
    De tout temps, les pays ne disposant pas sur leur sol de la plupart des matières premières, en quantité suffisante, ont dû ouvrir leurs frontières afin d'échanger certains de leurs produits avec ce que les autres pays.
    Interdépendance :
    L'interdépendance c'est l'état de choses ou de personnes, qui dépendent les unes des autres, lorsqu'elles sont en interaction.
    Du constat d'interdépendance à découlé, au fil des siècles, les concepts moraux de solidarités, de charités.
    On ne peut définir l'interdépendance sans définirent le mot interaction
    L'interaction, dans le langage courant, signifie l'action ou l'influence réciproque qui peut s'établir entre deux objets ou plus. Une interaction est un échange entre deux entités. Une interaction est toujours suivie d'un ou plusieurs effets.
    En économie, la dépendance économique concerne le fait de ne pas avoir ou d'avoir peu de revenus personnels (salaire, rente) et donc d'avoir besoin de dons d'argent réguliers de quelqu'un d'autre (parents, conjoint) pour pouvoir subvenir à ses besoins. Lorsque l'on a un salaire, on dit qu'on gagne sa vie et qu'on est indépendant.
    « Le commerce international des biens est la première source d'interdépendances. Les échanges mondiaux augmentent, en moyenne, plus rapidement que le PIB depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui signifie qu'une part croissante de la production et de la croissance dépend, dans chaque pays, de la demande mondiale. Les économies sont donc soumises à tout ce qui peut modifier les conditions d'offre et de demande, les volumes et les prix sur les marchés mondiaux. Ces chocs commerciaux peuvent être provoqués par des évolutions économiques conjoncturelles (accélération ou ralentissement de la croissance) ou plus structurelles (évolution des coûts relatifs), ou par un changement des politiques économiques (dévaluation, modifications des barrières aux échanges).
    Deux éléments déterminent, au niveau national, l'importance du canal commercial dans la transmission des chocs : l'ouverture et la spécialisation. »
    In : Intégration internationale et interdépendances mondiales- Amina Lahrèche-Révil – Téléchargeable .
    Pour illustrer les propos de Amina Lahrèche-Révil, on peut dire que :
    Si les commerçants ne vendent plus, les entreprises ne fabriquent plus et on perdra doublement des emplois...
    Il y a interdépendance entre commerce, production de biens et emplois.
    Le déséquilibre d'un des tenants de l'interdépendance influe sur l'équilibre des autres points.
    Il en va de même pour des interdépendances émotionnelles…
     
    Après ce bref rappel de ces quatre concepts, on peut se demander si les discours qui défendent l'indépendance des médias, des partis et hommes politiques sont réalistes, ne font pas l'économie d'une analyse approfondie qui pourrait démontrer que ni médias, ni partis et hommes politiques ne sont indépendants et autonomes. Il est extrêmement difficile, pour chacun d'entre nous, à notre époque, d'être indépendant Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les médias et les partis politiques ?
    Pour être totalement indépendants, les médias devraient être autarciques…ne prendre l'information qu'en leur sein même…des journaux intimes en quelque sorte ;-)
    Pour être totalement indépendants, les partis politiques devraient s'autofinancer, ne se présenter qu'aux élections internes ;-)
    Un des paradoxes que nous avons à gérer au quotidien est l'écart entre l'indépendance, que nous réclamons tous à titre individuel, l'individualisme qui en découle, et les interdépendances, que nous sommes parfois obligés de subir, qui sont cependant sources de solidarité lorsque les relations sont équilibrées dans le corps social.
    Un très bon site pour en savoir plus sur les interdépendances : http://www.interdependances.org/
    August 04

    Souveraineté nationale et Souveraineté populaire

    Dans un article précédent , nous avons traité est de nature de mandats électifs que sont le mandat représentatif et le mandat impératif. A cette occasion, sont apparus les concepts de souveraineté nationale et de souveraineté populaire.
    Nous avons et quels étaient les déterminants du choix de mandat qui avait été fait dans notre constitution nationale.
    Voyons plus en détail ce que contiennent ces deux concepts.

    Souveraineté nationale

    Le terme de nation est généralement défini comme une communauté humaine installée sur un même territoire, possédant une unité historique, linguistique, culturelle et économique.
    Politiquement, la nation est une communauté distincte des individus qui la composent et souveraine.
    Généralement la souveraineté nationale se traduit par un régime de démocratie représentative.
    Comme son nom l'indique, ici, la souveraineté appartient à la nation, entité abstraite, unique, indivisible, collective, distinct des individus qui la composent et supérieure à leur somme.
    La nation, entité abstraite, ne peut gouverner directement. Il convient donc qu'elle soit représentée.
    A cette fin, on a recours à des mandataires : les élus de la nation. Toute leur action se déroule dans l'intérêt de la nation que chacun représente entièrement. Au titre de représentant de la nation on ne peut jamais leur reprocher une décision.
    La nation, entité abstraite, ne peut non plus contrôler ses représentants. Afin d'éviter les abus de pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) de leur part, des contre-pouvoirs, garantissant la séparation des pouvoirs, furent mis en place.
    La souveraineté nationale entraine une exclusion de la démocratie directe et le suffrage populaire est réduit à une fonction d'élections d'un corps de représentant de la nation.
    La souveraineté nationale s'oppose à la souveraineté populaire.
     

    Souveraineté populaire

    La souveraineté populaire est la possibilité de décision du peuple en dernier ressort.
    Comme son nom l'indique ici, la souveraineté appartient au peuple, totalité des citoyens qui détient que chacun une fraction de souveraineté.
    Généralement, la souveraineté populaire se traduit par un régime de démocratie directe.
    La souveraineté propose sur un ensemble réel : l'ensemble des citoyens actuels d'un pays.
    Le peuple peut s'exprimer directement.
    Le recours à des mandataires n'est pas obligatoire. Il ne se justifie que si le peuple est très nombreux.
    Dans ce cas, le peuple dira à ses mandataires « quoi voter » dans le cadre d'un mandat impératif.
    Seul le suffrage universel convient à ce type de souveraineté, le citoyen pouvant être dépossédé de sa part de souveraineté.
    Dans le cadre d'une souveraineté populaire, le peuple peut directement contrôler ses mandataires. Il n'y a donc pas nécessité de séparer les pouvoirs. Par contre les lois des décisions prises par les mandataires seront intouchables et inviolables puisqu'elle représente directement la volonté du peuple.
    De principes sont liés à la souveraineté populaire :
    1. le principe de Primauté de la Loi
    2. le principe de Primauté de l'Assemblée constituée des mandataires du Peuple.
    La souveraineté populaire s'oppose conceptuellement à la souveraineté nationale.
     

    Conclusion

    La souveraineté nationale, en s'appuyant sur le concept de nation, élargit la notion de peuple en lui donnant une dimension passée et future. Se faisant, elle supprime au peuple actuel un droit fondamental d'expression, de décision et de contrôle permanent ou à posteriori. Elle fait du peuple, de chacun des citoyens, un figurant occasionnel de la politique.
    • Comment s'étonner, alors, que les citoyens, soumis à la souveraineté nationale, abandonnent petit à petit le seul rôle qui leur était attribué : le vote au moment des élections ?
    • Comment s'étonner également, qu'à l'heure de l'Europe, le concept de nation territorial étant fortement écorné, s'exprime le besoin d'un autre type de démocratie ?
    • Comment s'étonner alors, qu'après un siècle d'éducation, d'urbanisation, des peuples plus « cultivés », plus autonomes et indépendants, demandent à ce que leur volonté d'adultes pèse plus lourd dans la balance des choix politiques des pays qu'ils habitent? 
    • Comment s'étonner enfin que les citoyens qui financent les choix politiques, qui en payent également les conséquences, veuillent en être les décideurs ?